Pourquoi, cher Père, les résurrections des morts n’ont-elles pas suffi à faire changer d’avis les pharisiens ? Un miracle d’une telle ampleur ne suffit-il pas à montrer clairement que Tu es à l’œuvre ? Que faudrait-il donc qu’il se passe d’autre ?
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Jour 31: « La résurrection d’un mort : signe de la toute-puissance aimante de Dieu »
Après avoir médité sur la figure de saint Joseph dans le cadre de notre cheminement de Carême, nous écoutons aujourd’hui, tant dans la lecture (1 R 17, 17-24) que dans l’Évangile (Jn 11, 1-45), le récit de la résurrection d’un mort. Dans le premier cas, il s’agit du prophète Élie, qui ressuscite le fils de la veuve qui l’avait accueilli. Ce miracle a pleinement convaincu la veuve qu’Élie était un prophète : « Je reconnais maintenant que tu es un homme de Dieu, et que la parole de Yahweh dans ta bouche est vérité » (v. 24).
Ainsi s’est réalisé ce qui doit advenir à la suite d’un tel miracle : la foi en l’œuvre de Dieu. En réalité, on pourrait dire que la résurrection d’un mort est la preuve visible que Dieu est le maître de la vie et de la mort, et que seul un homme qui lui appartient peut accomplir un miracle d’une telle ampleur. Malheureusement, tout le monde n’arrive pas à cette conclusion, comme nous devons le constater avec douleur dans divers passages de l’Évangile.
L’Évangile d’aujourd’hui nous raconte également la résurrection d’un mort. Il s’agit en l’occurrence de Lazare, dont l’histoire nous est si familière. Avant le passage d’aujourd’hui, l’évangéliste saint Jean nous dit que de plus en plus de personnes croyaient en Jésus (cf. Jn 10, 42). Son témoignage et les signes qu’il accomplissait étaient si puissants que les personnes qui ne lui avaient pas fermé leur cœur étaient convaincues. Et voilà qu’à cela s’ajoutait le grand événement de la résurrection de Lazare.
