Surmonter l’attitude de nature terrestre

1Cor 3,1-9

Frères, quand je me suis adressé à vous, je n’ai pas pu vous parler comme à des spirituels, mais comme à des êtres seulement charnels, comme à des petits enfants dans le Christ. C’est du lait que je vous ai donné, et non de la nourriture solide ; vous n’auriez pas pu en manger, et encore maintenant vous ne le pouvez pas, car vous êtes encore des êtres charnels. Puisqu’il y a entre vous des jalousies et des rivalités, n’êtes-vous pas toujours des êtres charnels, et n’avez-vous pas une conduite tout humaine ? Quand l’un de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul », et un autre : « Moi, j’appartiens à Apollos », n’est-ce pas une façon d’agir tout humaine ? Mais qui donc est Apollos ? qui est Paul ? Des serviteurs par qui vous êtes devenus croyants, et qui ont agi selon les dons du Seigneur à chacun d’eux. Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance. Donc celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu. Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire suivant la peine qu’il se sera donnée. Nous sommes des collaborateurs de Dieu, et vous êtes un champ que Dieu cultive, une maison que Dieu construit. Read More

La résistance au mal

Lc 4,31-37

Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région. Read More

Le Seigneur à Nazareth

Lc 4,16-30

Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.

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L’insouciance dans l’amour de Dieu

Nous écouterons aujourd’hui l’Évangile du XIVe dimanche après la Pentecôte, selon le calendrier traditionnel.

Mt 6,24-33

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.

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Martyre de saint Jean-Baptiste

Compte tenu des circonstances actuelles de la mission, il nous arrive parfois de reprendre une réflexion qui date de peu. Le discours d’aujourd’hui sur le martyre de Jean-Baptiste en 2025 mérite d’être réécouté !

Jérémie 1,17-19

Lecture correspondant à la mémoire du martyre de saint Jean Baptiste

En ces jours-là, j’ai reçu cette parole du Seigneur : Toi, mets ta ceinture autour des reins et lève-toi, tu diras contre eux tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon c’est moi qui te ferai trembler devant eux. Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses princes, à ses prêtres et à tout le peuple du pays. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. »

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Une vraie conversion

Même si les Augustins célèbrent eux aussi la fête de la conversion de saint Augustin, cette fête est une bonne occasion de se remémorer l’émouvante conversion du saint. On ne se lasse pas de la relire, tout comme la conversion de saint Paul. C’est pourquoi nous lui laissons aujourd’hui la parole.

Saint Augustin a dû parcourir un long chemin semé d’embûches. Une chose particulièrement difficile pour lui a été de vaincre les appétits de la chair. Nous allons maintenant écouter un passage du huitième livre des Confessions d’Augustin, qui nous donne un aperçu émouvant du moment décisif de sa conversion :

Elles me retenaient, ces bagatelles de bagatelles, ces vanités de vanités , mes vieilles amies! A petits coups elles me tiraient par ma robe de chair, et murmuraient à mi-voix: « Tu nous congédies ? » et « dès ce moment nous ne serons plus avec toi, plus jamais ! » et « dès ce moment ne te sera plus permis ceci et cela, plus jamais ! ». Oh! ce qu’elles suggéraient, quand je dis « ceci et cela »! ce qu’elles suggéraient, mon Dieu! Que ta miséricorde l’écarte de l’âme de ton serviteur! Quelles ordures elles suggéraient! quelles ignominies!

Elles me retardaient cependant : j’hésitais à me détacher, à me débarrasser d’elles, à bondir où j’étais appelé, tandis que l’habitude me disait, tyrannique: « Crois-tu que tu pourras faire sans elles ?

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SÉRIE SUR LA VIE SPIRITUELLE: « Le Saint Rosaire »  

L’une des prières les plus connues et les plus pratiquées au sein de notre Église catholique est le Saint Rosaire, qui constitue un élément fondamental dans la vie de nombreux fidèles.

Qu’est-ce qui rend le Rosaire si précieux et recommandable pour cultiver et accroître la vie de foi ?

Malheureusement, dans certains milieux, le Rosaire est confronté à de nombreux préjugés. Pour certaines personnes, cela semble n’être rien d’autre qu’une « répétition » dénuée de sens. Pour d’autres, elle réveille des souvenirs désagréables d’époques révolues, où ils étaient forcés de dire cette prière en famille ou à l’église. Mais ces préjugés ou résistances peuvent être surmontés si l’on essaie de comprendre plus profondément la signification du Saint Rosaire.

– Le Saint Rosaire est une prière méditative ; il s’agit d’une méditation chrétienne classique.

La répétition des Ave Maria forme une chaîne menant aux mystères du salut. De nombreux maîtres spirituels soulignent le bénéfice d’une prière répétitive, capable de recueillir le cœur de l’homme et de calmer son esprit agité. Un esprit calme et recueilli peut plus facilement se concentrer sur le contenu et l’essence de la prière. Les mystères du Saint Rosaire, qui sont les stations de la vie de Jésus, s’installent dans le cœur par la méditation et la répétition, devenant une sorte de certitude intérieure. Et ceci, à son tour, conduit à un plus grand amour et une plus grande gratitude envers Jésus. Il est essentiel de prier le Rosaire avec le cœur, c’est-à-dire de le prier en nous-mêmes. Les répétitions fréquentes rappellent doucement l’esprit dispersé au véritable centre de la prière.

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