Père bien-aimé, l’exemple de Ninive nous le montre : il n’est pas impossible que les hommes écoutent Ton avertissement transmis par les prophètes, expient leurs péchés et soient ainsi préservés du malheur qui les menace.
Showing all posts dated mars 23, 2026
Jour 34 : « De véritables prophètes au service de Jésus »
La lecture d’aujourd’hui (Jon 3,1-10) est source d’une grande joie dans notre cheminement de Carême. Une ville entière, avec son roi, prend au sérieux l’avertissement du prophète Jonas. Il existe donc bel et bien des situations où les gens se détournent de leurs mauvaises voies. En effet, les Ninivites se sont repentis lorsque le roi a ordonné de proclamer :
« Et on cria dans Ninive et on dit, par décret du roi et de ses grands, ces paroles : « Que ni hommes ni bêtes, bœufs et brebis, ne goûtent rien, ne paissent point et ne boivent point d’eau ; qu’ils se couvrent de sacs, hommes et bêtes, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils se détournent chacun de sa mauvaise voie et des actions de violence que commettent ses mains ! Qui sait si Dieu ne viendra pas à se repentir, et s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère, en sorte que nous ne périssions point ? » Dieu vit ce qu’ils faisaient, comment ils se détournaient de leur mauvaise voie ; et Dieu se repentit du mal qu’il avait annoncé qu’il leur ferait ; et il ne le fit pas. » (vv. 7-10)
Comment cela serait-il perçu aujourd’hui ? Pouvons-nous imaginer qu’un prophète apparaisse pour avertir d’une catastrophe imminente et qu’il parvienne effectivement à convertir dans son ensemble une nation, une ville, un village ou, au moins, une paroisse catholique ? Comment réagirait-on aujourd’hui face à un tel prophète ? Il serait certainement ridiculisé, et ce n’est là que la forme la plus légère de rejet. On le traiterait probablement comme quelqu’un qui prévient d’un incendie imminent, mais à qui l’on attribue ensuite la responsabilité de celui-ci.
