« Oh, mon bon Seigneur, si seulement mon âme pouvait être appelée votre bien-aimée » (Bienheureux Henri Suso). Read More
« Oh, mon bon Seigneur, si seulement mon âme pouvait être appelée votre bien-aimée » (Bienheureux Henri Suso). Read More
Alors que le Seigneur venait d’être réconforté par la rencontre avec sa Mère, qui l’aimait de tout son cœur, il fait maintenant l’expérience de l’aide forcée de Simon. Les Écritures ne nous révèlent pas ce qu’a dû ressentir le Cyrénéen lorsqu’il s’est soudain trouvé si étroitement lié au destin du Seigneur. A-t-il simplement accompli son devoir et poursuivi son chemin ? Ou le Seigneur a-t-il touché son cœur, de sorte que quelque chose s’est passé en lui ? Était-il auparavant un simple spectateur des événements autour de Jésus de Nazareth ou son cœur était-il déjà ouvert au Seigneur ? Nous ne le savons pas !
« Ne va pas à l’extérieur ; retourne en toi : à l’intérieur de l’homme habite la vérité » (Saint Augustin).
Combien de fois cherchons-nous à l’extérieur, dans le monde, dans les événements, dans les médias, dans les rencontres et dans les autres personnes, ce que nous ne pouvons trouver qu’à l’intérieur de nous-mêmes ! Nous oublions souvent que, si nous vivons dans un état de grâce, la Trinité elle-même a établi sa demeure dans notre âme et y a érigé son temple de vérité. Nous pouvons nous retirer à tout moment dans ce temple intérieur et dialoguer intimement avec Dieu en nous.
Read MoreUne rencontre d’une grande profondeur… La Mère voit son Fils souffrant.
Elle avait dit « oui » à la volonté du Père et avait compris que son Fils était le Rédempteur du monde. Elle le voit maintenant parcourir ce chemin d’humiliation pour nous exalter, nous les hommes, comme l’avait prédit le vieillard Siméon :
Le chemin du Seigneur est d’une dureté inimaginable ! Ce ne sont pas seulement les souffrances physiques qui l’ont tourmenté, mais surtout le poids du péché qu’il a porté sur la croix pour nous les hommes. Si un seul péché pèse immensément sur nous jusqu’à ce que nous le présentions au Seigneur et recevions son pardon, combien plus les innombrables fautes de toute l’humanité !
« C’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. » (Is 53,5).
Read More« Délivre-nous du Mal » (Mt 6,13).
C’est le cri constant et suppliant que l’âme affligée adresse à Dieu le Père : être délivrée du mal qui est en elle, du mal qui l’entoure et de toutes les forces destructrices du mal. Nous ne devons jamais nous habituer à la méchanceté, à toutes les perversités et à toutes les absurdités que nous trouvons sur la terre et dans le monde humain. Dieu n’a jamais voulu tout cela ! Notre Père n’a jamais eu l’intention d’abandonner ses créatures au mal, mais il a prévu pour elles une vie différente. Cependant, comme il a doté ses créatures de la liberté qui correspond à leur dignité, elles ont pu en abuser et se retourner contre Dieu, pervertissant ainsi le sens de leur existence.
«Et ne nous laisse pas entrer en tentation» (Mt 6,13).
Nous savons tous que notre Père ne permet pas que des tentations au-delà de nos forces s’abattent sur nous. Au contraire, il nous aide à les combattre et à grandir dans cette lutte : « Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter.” (1 Co 10, 13).