EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « Jeanne est faite prisonnière ! » (7e partie)

Après le couronnement de Charles VII à Reims, des pourparlers sont engagés entre le roi et les Bourguignons. Le jour même du couronnement, Jeanne avait écrit à Philippe le Bon, duc de Bourgogne, au nom de Dieu, pour lui demander : «Que le roi de France et vous-même concluiez une paix solide et durable, qui perdure longtemps. Pardonnez-vous mutuellement de tout cœur, en chrétiens fidèles.»

Elle tenait sincèrement à une paix véritable, tout en mettant en garde le duc contre toute tentative de recourir à la force contre le roi. Elle souhaitait une réconciliation chrétienne et voulait ainsi contribuer à unir les Français, car après la défaite dévastatrice des Français à la bataille d’Azincourt (1415), les Bourguignons s’étaient alliés aux Anglais. Une alliance anglo-bourguignonne vit alors le jour.

Dans la lettre adressée au duc de Bourgogne, l’autorité donnée par Dieu à Jeanne se manifestait une fois de plus. Elle voulait conclure une paix bonne et solide, fondée sur la foi commune. Elle était également consciente de la puissance de l’armée française, qui, grâce à son intervention, avait pris le dessus dans la guerre. Telle était la position de négociation nécessaire pour poursuivre immédiatement l’œuvre que Dieu avait commencée par son intermédiaire. La victoire contre les Anglais et le couronnement de Charles VII qui s’ensuivit étaient des signes que tous auraient pu déchiffrer pour en tirer les bonnes conclusions.

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EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « Le roi sera couronné à Reims » (6e partie)  

Une fois la ville d’Orléans libérée du siège, Jeanne était impatiente d’accomplir sa prochaine prophétie : conduire le roi à Reims pour son couronnement. Ses voix lui avaient fait comprendre qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps pour mener à bien sa mission et qu’il fallait saisir l’occasion. Les Anglais étaient affaiblis, tandis que les soldats français étaient encouragés.

Le comte de Dunois rapporte :

Après la libération d’Orléans, nous nous rendîmes ensemble — la Pucelle, moi-même et d’autres — auprès du roi, qui se trouvait au château de Loches, afin de lui demander de nouvelles troupes pour reconquérir les forteresses et les villes de la Loire, en particulier Meung, Beaugency et Jargeau, afin qu’il puisse à l’avenir opérer en toute sécurité et sans entrave jusqu’à Reims pour son couronnement. Jeanne pressait le roi avec insistance et sans relâche de se dépêcher et le mettait en garde contre toute hésitation. À partir de ce moment, le roi agit avec toute la hâte imaginable et envoya le duc d’Alençon, d’autres chefs de guerre et moi-même — en compagnie de Jeanne — pour prendre ces villes et ces châteaux. Et en effet, ils furent ramenés sous la domination du roi — grâce à l’aide de Jeanne, je pense.

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« NE JUGEZ PAS ! »

« Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car selon ce que vous aurez jugé, on vous jugera » (Mt 7,1–2a).

Cette parole prend tout son sens pour nous lorsque nous pensons à notre Père céleste. Il suffit de remarquer comment Dieu se comporte avec nous pour apprendre comment nous devons nous comporter avec les autres. Dans la méditation de demain, qui porte sur la rencontre de Jésus avec la femme adultère, cela apparaît très clairement.

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« L’ESPRIT DE DISCERNEMENT »

« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous sous des vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravissants. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits » (Mt 7,15–16a).

Le Seigneur ne nous laisse pas dans l’ignorance quant aux dangers qui nous guettent sur notre chemin de disciple. Il serait impensable qu’Il ne le fasse pas, car nous nous bercerions facilement d’une fausse sécurité. En bon berger, Il ne se contente pas de nous protéger : Il nous donne aussi des critères pour reconnaître les faux prophètes.

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EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « Jeanne accomplit sa prophétie : Orléans est libérée » (5e partie)

Dès lors, le cours de cette guerre s’inversa en faveur de la couronne française. L’essentiel était accompli : le dauphin Charles VII avait reçu Jeanne et s’était laissé convaincre qu’elle était envoyée par Dieu, et les autorités ecclésiastiques avaient elles aussi donné leur accord. Ainsi Dieu pouvait mener à bien son plan.

L’arrivée de Jeanne à Orléans était non seulement attendue par la population assiégée, mais elle renforça surtout les soldats du roi. La présence de la Pucelle, avec sa confiance inébranlable, fit renaître des forces nouvelles dans l’armée française et la tira de son désespoir.

Jeanne elle-même ne portait aucune arme et ne tua personne ! Mais son courage et sa détermination – rester à la tête de l’armée même dans des situations apparemment désespérées – relevaient sans cesse le moral des soldats. Cela se produisait même lorsque l’entreprise militaire semblait d’abord vouée à l’échec, mais se terminait finalement par une victoire.

Au lieu d’une arme, la Pucelle fit confectionner une bannière, comme le rapporta son confesseur Jean Pasquerel, qui l’accompagna à sa demande jusqu’à sa capture ultérieure à Compiègne. Il raconte :

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EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « Charles VII écoute Jeanne » (4e partie)  

C’est avec conviction et courage que Jeanne entreprend le pénible voyage de onze jours vers Chinon. Elle se sait mandatée par Dieu et ne craint donc pas d’être arrêtée. Elle ne cesse d’encourager ses compagnons. Deux d’entre eux témoigneront plus tard de cette chevauchée lors de l’interrogatoire mené dans le cadre du procès en canonisation de la sainte.

Le chevalier Bertrand de Poulengy :

Ce fut une chevauchée passionnante, et Jeanne nous encourageait à ne pas avoir peur, car le noble Dauphin nous accueillerait avec bienveillance une fois arrivés à Chinon ! Et je vous assure que j’étais tout enflammé par Ses paroles, car elle me semblait vraiment envoyée par Dieu ; je n’ai jamais pu voir en elle le moindre mal. Elle était aussi bonne qu’une sainte… C’est ainsi que nous arrivâmes sans encombre à Chinon, où se trouvait le roi, alors encore dauphin (héritier du trône) ; c’est là que nous présentâmes la Pucelle aux nobles et aux partisans du roi.

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« SUIVRE LE BON BERGER »

« Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent » (Jn 10,14)

Le bon berger ! Quelle image rassurante, même si, dans la nature, on voit de moins en moins de bergers et de troupeaux. Mais cette image nous touche au plus profond de nous-mêmes. Au fond de nous, nous savons ce que signifie le bon berger : quelqu’un qui veille sur nous, qui se soucie de notre vie, qui ne nous perd pas de vue, qui nous met en garde contre les dangers et qui nous conduit là où nous sommes chez nous et où nous trouvons de bons pâturages. Read More