EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « La rétractation de Jeanne » (10e partie)

Jeanne avait résisté aux terribles épreuves des interrogatoires, aux attouchements humiliants des gardes anglais, aux conditions de détention difficiles, ainsi qu’aux tentatives des juges de la condamner pour hérésie. Même la menace de la torture ne l’avait pas fait fléchir. Soutenue par ses saints, elle resta inébranlable et dit à ceux qui la menaçaient de torture : « En vérité, même si vous me brisiez les membres et sépariez mon âme de mon corps, je ne pourrais vous dire autre chose. Et si vous me forciez à parler, je dirais toujours que c’est par la violence que vous m’avez fait parler. »

Alors qu’on la pressait de plus en plus, qu’elle entendait toutes les accusations portées contre elle et qu’on lui demandait sans cesse de se soumettre au jugement de l’Église, elle invoqua Dieu en toutes choses et dit qu’on devait la conduire devant le pape.

Jeanne témoigna : « J’ai demandé conseil à mes voix pour savoir si je devais me soumettre à l’Église, car les ecclésiastiques me pressaient vivement – et elles m’ont répondu que si je voulais que Notre Seigneur m’aide, je devais me confier à Lui en tout. »

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« SUIVRE AVEC CONFIANCE »

« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il se renonce lui même, qu’il prenne sa croix et me suive » (Mc 8,34).

Suivre le Christ, c’est réaliser le plan de Dieu dans sa propre vie. Ce plan vient du cœur d’un Père aimant. On associe peut-être immédiatement à une telle parole l’idée de renoncement à la vie et l’impression de ne plus avoir le libre choix de faire ce que l’on estime nécessaire pour une vie épanouie. Or, cette pensée est fondée sur une fausse image de Dieu.

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EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « Le procès de la honte » (9e partie)  

À Rouen, les conditions de détention de la jeune fille se durcirent. Alors qu’elle aurait dû être incarcérée dans une prison ecclésiastique surveillée par des femmes, ce sont des soldats anglais qui la gardèrent.

Le prêtre Jean Massieu, de Rouen, décrivit ainsi ses conditions de détention :

« À la fin de son séjour à Rouen, Jeanne était enfermée dans une pièce située à l’étage intermédiaire de la tour, à laquelle on accédait par huit marches. Il y avait là un lit où elle dormait et un gros bloc de bois auquel était fixée une chaîne de fer pour l’enchaîner. Ses pieds étaient entravés. On la ceinturait à l’aide d’un cadenas posé sur le bloc de bois. Cinq Anglais indignes veillaient sur elle. Ils souhaitaient ardemment sa mort et se moquaient d’elle sans relâche. »

Pendant le procès, Jeanne s’en plaignit à maintes reprises et en rendit l’évêque Cauchon responsable. Elle dut également souvent, surtout la nuit, se défendre contre les agressions de ses gardes.

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EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « Un plan diabolique : Jeanne est emmenée à Rouen ! » (8e partie)  

Dès la capture de Jeanne, il fut vite clair ce que les Anglais comptaient faire d’elle. Jeanne n’était pas seulement une prisonnière de marque ; avec elle, la domination militaire anglaise en France avait pris fin. Ils savaient donc très bien ce qui avait causé leurs défaites. Selon eux, c’était une sorcière, une femme sous l’emprise du diable, qui avait provoqué ce revirement en leur défaveur.

Avec la défaite de Jeanne à Paris – telle qu’elle fut interprétée partout –, l’aura de son invincibilité avait disparu aux yeux des adversaires de la Pucelle. Sa capture devant Compiègne ne fit que le confirmer davantage. Moyennant une somme d’argent considérable, les Bourguignons livrèrent Jeanne au roi d’Angleterre. Ce que Jeanne avait redouté se produisit : elle était désormais entre les mains de ses ennemis.

On commença aussitôt à voir clairement comment les Anglais comptaient procéder. Il ne leur suffisait pas de traiter Jeanne comme une prisonnière de guerre : elle devait être condamnée comme sorcière par un tribunal ecclésiastique. Ils entendaient ainsi remettre en cause l’autorité du roi de France. Si l’Église condamnait la Pucelle pour sorcellerie et hérésie, alors tous ses exploits, y compris le couronnement du roi et les victoires des Français, auraient été accomplis avec l’aide du diable. Telle était leur intention.

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« PAS DE PIERRES POUR LA FEMME PÉCHERESSE »

 « Femme, où sont ceux qui vous accusaient ? Est-ce que personne ne vous a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur » ; Jésus lui dit : « Je ne vous condamne pas non plus. Allez, et ne péchez plus. » (Jn 8,10‑11)

Jésus ne condamne pas la femme adultère, mais Il lui adresse un avertissement clair : ne pèche plus. C’est ainsi que Dieu souhaite aborder l’humanité pécheresse. Il veut la sauver, sans pour autant minimiser le péché. Ce dernier la conduit à la séparation d’avec Dieu, de sorte qu’Il ne peut plus la combler de Son amour. Mais c’est Son amour qui cherche l’homme et ne veut pas le laisser dans la séparation d’avec Lui.

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