L’influence antichrétienne au sein de l’Église

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En abordant la question de savoir si l’Église — ou plutôt ses dirigeants actuels — est déjà sous l’influence de l’Antéchrist, j’ai souligné un premier indice : la vénération publique de la Pachamama dans les jardins du Vatican et à la basilique Saint-Pierre, un événement profondément inquiétant. J’ai mentionné cet exemple hier dans ma méditation, car il est le plus parlant et contraste radicalement avec ce que Dieu a confié à son peuple dans l’Ancienne Alliance, ainsi qu’avec la mission confiée à l’Église. Combien de martyrs ont versé leur sang pour avoir refusé de sacrifier aux idoles ? Un acte d’idolâtrie au Vatican est tellement absurde qu’on ne peut s’empêcher de se demander quelle sorte d’aveuglement s’est répandu pour qu’une chose pareille puisse arriver.

Alors, qu’est-ce qui s’est passé ? Une telle transgression aurait-elle été possible dans l’Église il y a cent ans ? Non ! Sommes-nous plus sages que le Seigneur lui-même, que les apôtres, les papes et les missionnaires de tous les siècles, au point de dire que ces actes sont des gestes de gentillesse envers les indigènes et qu’ils peuvent se justifier au nom de l’inculturation de l’Évangile ?

Non, nous ne sommes pas plus sages que Dieu, qui a interdit l’idolâtrie dans l’Ancien Testament, ni plus sages que l’Église, qui a préservé le vrai culte de Dieu à travers les siècles ! Si un tel acte ne nous touche pas au plus profond de nous-mêmes et ne nous pousse pas à la réparation, c’est que nous avons perdu le sens de la foi et, avec lui, l’esprit de discernement. Malheureusement, on n’a rien entendu de tel venant de Rome.

Quel esprit se cache derrière de tels actes ? Ce n’est certainement pas l’Esprit du Seigneur !

Il ne s’agit malheureusement pas d’un cas isolé qu’il aurait été possible de réparer par des efforts et des sacrifices, entre larmes et lamentations. Ce n’est malheureusement pas le cas. Au contraire, cela s’inscrit dans la lignée de nombreuses autres déviations qui se sont multipliées depuis le pontificat de François. En y regardant de plus près, on ne peut s’empêcher de constater que ce sont les mauvais fruits d’un « autre esprit » (cf. 2 Co 11, 4).

Le cadre de ces méditations quotidiennes ne permet pas d’exposer en détail toutes les anomalies des pontificats qui ont suivi celui du pape Benoît XVI. Toutefois, dans cette série sur l’Antéchrist, il est incontournable d’en mentionner au moins quelques-unes pour constater à quel point l’esprit antichrétien se manifeste déjà. Ceux qui veulent approfondir le sujet peuvent lire mes publications précédentes (https://fr.elijamission.net/blog/, en particulier la série sur les « 5 blessures de l’Église » : https://fr.elijamission.net/blog-post/les-cinq-blessures-de-leglise/) ou consulter d’autres sources qui abordent la crise de l’Église d’un œil critique.

Amoris Laetitia

 Le moment décisif qui a révélé la direction que prendrait le pontificat de François, c’est l’exhortation post-synodale Amoris Laetitia, dans la fameuse note de bas de page n° 351 du huitième chapitre. Quatre cardinaux ont tenté d’engager le dialogue avec le pape pour lui faire remarquer certaines formulations de cette exhortation qui semblaient contredire la ligne suivie jusqu’alors par l’Église, et lui demander des éclaircissements à ce sujet. Malheureusement, ils n’ont pas été écoutés, et les conséquences désastreuses de ce document se sont poursuivies.

On voit actuellement se répandre cette « ouverture pastorale » qui consiste à donner la communion à des personnes vivant une seconde union intime, sans qu’on ait constaté l’invalidité de leur mariage et sans qu’on les exhorte à vivre dans l’abstinence. C’est ainsi qu’apparaît une pratique concernant la réception de la communion qui, sous le couvert de la « miséricorde », porte atteinte à la vérité objective des commandements de Dieu et s’attaque donc au droit de Dieu. Même si, en théorie, rien n’a changé, la pratique, elle, a bien évolué. On a ainsi ouvert la porte à l’erreur et multiplié les sacrilèges qui blessent l’Église.

Cela aurait déjà dû faire sonner l’alarme chez les fidèles, car ces nouvelles règles, adoptées par certaines conférences épiscopales et certains évêques, contredisent clairement la ligne de conduite antérieure de l’Église et ne constituent en aucun cas une illumination particulière du Saint-Esprit ni un développement de l’encyclique Familiaris Consortio du pape Jean-Paul II, comme on essaie de le faire croire.

La Déclaration d’Abou Dabi

 En affirmant à tort que Dieu a voulu la diversité des religions, tout comme il a voulu la diversité des races et la différence entre l’homme et la femme, on met sur un pied d’égalité la foi catholique et les autres religions, qui contiennent des erreurs notables. On renverse ainsi le mandat missionnaire du Seigneur pour atteindre une paix illusoire. Or, la vraie paix ne peut exister que sur le fondement de la vérité.

La Déclaration d’Abou Dabi restreint la véritable annonce de l’Évangile, car si l’on accepte ses affirmations, il n’y a plus de raison d’annoncer Jésus comme l’unique Rédempteur. Nous sommes là face à une supercherie évidente qui porte à nouveau atteinte au droit de Dieu, qui a envoyé son Fils unique pour la rédemption des hommes (cf. Jn 3, 16).

Qui se cache derrière tout cela ? Dieu peut-il vraiment vouloir l’islam, qui nie la mort de Jésus sur la croix, autant qu’il veut la foi en son Fils ? À quel point l’esprit du croyant et le sensus fidei (le sens de la foi) se sont-ils obscurcis ?

Dans ce contexte, il faut mentionner une autre grave dérive : le 13 septembre 2024, lors d’une rencontre interreligieuse avec des jeunes à Singapour, le pape François a prononcé des paroles qui, jusqu’alors, étaient impensables de la part du chef de l’Église : toutes les religions seraient des chemins menant vers Dieu et ne constitueraient que des langages différents.

Ne suffit-il pas de cela pour se réveiller et se demander quel esprit a pris les rênes ? Qui tire les ficelles pour qu’un acte d’idolâtrie public ait lieu au Vatican ? Qui a intérêt à violer le sacrement du mariage, et par conséquent la sainte communion et la confession ? Qui est derrière tout cela quand on relativise la mission du Christ de porter l’Évangile à tous les peuples (cf. Mt 28, 19-20) ?

Est-ce que cela peut être l’œuvre du Saint-Esprit ?

 

NE VOUS INQUIÉTEZ PAS DES IMPERFECTIONS

 

 « Si une motte d’imperfection se colle à ton cœur, ne t’inquiète pas ; rejette-la immédiatement dans le feu de l’amour divin et demande pardon avec un repentir sincère. Continue à vivre en paix » (San Pablo de la Cruz).

 Voici un bon conseil spirituel d’une « âme ardente » pour progresser sur le chemin de la sainteté. En effet, il ne faut pas que nous succombions à l’inquiétude et aux préoccupations inutiles lorsque nous découvrons des imperfections en nous-mêmes. Bien sûr, nous ne devons pas non plus les ignorer, et encore moins nous y habituer. Il nous est plutôt conseillé aujourd’hui de gérer nos imperfections avec sagesse. Nous sommes encore en chemin et n’avons pas encore atteint le but. Notre Père n’attend pas de nous que nous soyons parfaits au moment où nous Le rencontrerons, mais Il veut nous guider vers la perfection. Un simple acte de connaissance de soi suffit à nous rendre compte qu’il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’atteindre le but. Qui pourrait dire qu’il aime déjà parfaitement ?

Le feu du Saint-Esprit qui a été allumé en nous veut, tout naturellement, que nous devenions aussi purs et parfaits que possible dans cette vie terrestre. En effet, nous sommes appelés à être comme notre divin Maître. Lorsque nous sommes confrontés à nos imperfections, même les plus infimes, nous devons les présenter immédiatement à notre Père, lui demander pardon et laisser le feu de l’amour divin nous purifier, comme nous le dit saint Paul de la Croix. Il s’agit d’un processus que nous devrons répéter encore et encore au cours de notre cheminement spirituel et, à chaque fois, nous expérimenterons l’amour généreux de notre Père céleste. D’ailleurs, notre Seigneur ne manquera aucune occasion de nous aider à avancer sur le chemin de la sainteté, à condition que nous y soyons disposés.

Dans cet échange intérieur d’amour, notre intimité avec Dieu grandit et toute crainte à son égard s’évanouit, sans pour autant que nous relâchions notre vigilance. Restons dans la paix et acceptons avec humilité et gratitude qu’il nous reste encore un long chemin à parcourir.

Partie VIII : Mise en garde contre l’influence antichrétienne au sein de l’Église 

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Pour compléter les citations de plusieurs hiérarques qu’on a entendues hier sur l’époque de l’Antéchrist, on va ajouter, d’un point de vue prophétique, un passage tiré des révélations de la Vierge Marie à Don Stefano Gobbi, du Mouvement sacerdotal marial :

« La bête à deux cornes, semblable à un agneau, symbolise la francmaçonnerie infiltrée au sein de l’Église ; c’estàdire la francmaçonnerie ecclésiastique, qui s’est surtout répandue parmi les membres de la hiérarchie. Cette infiltration maçonnique au sein de l’Église t’a déjà été prédite par Moi à Fatima, quand Je t’ai annoncé que Satan s’introduirait jusqu’au sommet de l’Église.

Si le but de la francmaçonnerie est de conduire les âmes à la perdition en les amenant à adorer de fausses divinités, celui de la francmaçonnerie ecclésiastique, en revanche, est de détruire le Christ et son Église, en érigeant une nouvelle idole, c’estàdire un faux Christ et une fausse Église. » (Message du 13 juin 1989, Dongo)

« L’Église connaîtra l’heure de sa plus grande apostasie ; l’homme inique s’introduira dans son intérieur et siègera dans le Temple même de Dieu, pendant que le Petit Reste qui demeurera fidèle sera exposé aux plus grandes épreuves et persécutions. » (Message du 13 mai 1990, Fatima)

« L’apostasie sera alors généralisée, car presque tout le monde suivra le faux Christ et la fausse Église. La porte sera alors grande ouverte à l’apparition de l’Antéchrist ! » (Message du 17 juin 1989, Milan)

On pourrait citer plein d’autres messages et déclarations, comme les avertissements de la Vierge à La Salette, les descriptions détaillées de sainte Hildegarde de Bingen et d’autres témoignages fiables, comme celui d’Anne‑Catherine Emmerich. L’essentiel est toujours le même : dans les derniers temps, l’Église subira une violente attaque et se divisera de l’intérieur. L’esprit de l’Antéchrist s’infiltrera jusque dans la hiérarchie de l’Église, il y aura une grande apostasie et de nombreux chrétiens suivront l’Antéchrist. Il y aura une collaboration entre l’Antéchrist et une fausse Église.

L’avènement de l’Antéchrist a donc été clairement prédit par plusieurs sources. C’est une raison suffisante pour observer attentivement où l’on peut déjà détecter l’influence de l’esprit antichrétien dans la confusion actuelle de l’Église.

Malheureusement, je dois dire que, de mon point de vue, cet esprit est de plus en plus présent dans l’Église et qu’il exerce une forte influence sur elle. Cela fait un moment qu’il agit et sème la confusion dans la théologie, la morale, la liturgie, la mission que le Seigneur a confiée à l’Église, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux et plein d’autres domaines. Cet esprit s’efforce de mondaniser l’Église, affaiblit sa dimension transcendante, réduit l’Évangile à un message de paix purement terrestre… Le sel perd son goût ! (cf. Mt 5,13).

Cette brève analyse de la situation, qui décrit le désastre et qu’on pourrait détailler bien davantage encore, montre que l’Église est sous la forte influence d’un « autre esprit » (cf. 2 Co 11,4), qui se déguise en ange de lumière (cf. 2 Co 11,14) et présente tous ces changements comme s’ils constituaient un avancement et un progrès pour le christianisme, en l’adaptant à notre époque.

Même si bon nombre des tendances mentionnées se manifestaient déjà sous les pontificats antérieurs à celui de François, elles le faisaient dans la désobéissance. Il y a donc une différence décisive. Avec François, le chef suprême de l’Église et ceux qui collaborent avec lui dans ce même esprit sont devenus les promoteurs d’une influence antichrétienne au sein de l’Église. Dans ce contexte, il convient de rappeler les paroles du message adressé à Don Gobbi : « Cette infiltration maçonnique au sein de l’Église t’a déjà été prédite par Moi à Fatima, quand Je t’ai annoncé que Satan s’introduirait jusqu’au sommet de l’Église. »

Jetons d’abord un coup d’œil à un acte public d’idolâtrie presque inconcevable, qui a eu lieu le 4 octobre 2019 dans les jardins du Vatican et à la basilique Saint‑Pierre.

Cet « esprit étranger » a réussi ce qui semblait impensable : il a endormi la plupart des évêques, y compris celui qui occupe le ministère pétrinien, au point qu’un culte à la Pachamama a pu être célébré au Siège de l’Église universelle sans susciter de véritable cri d’indignation. Tout catholique — et surtout les hiérarques — devrait très bien savoir qu’un tel acte, non seulement offense Dieu, comme l’atteste l’Ancien Testament à d’innombrables reprises, mais qu’il laisse aussi le champ libre aux démons pour agir, tant que Dieu le permet. Les exorcistes qui ont le courage de dire la vérité vous le confirmeraient sans hésiter.

Le simple fait que cet acte ait été possible ne s’explique que par le constat que l’aveuglement ne cesse de se propager depuis un certain temps.

Cet acte idolâtre montre à quel point l’esprit luciférien a exercé son influence dans les plus hautes sphères de l’Église, allant jusqu’à commettre une offense publique contre Dieu. Les tentatives d’expliquer cet événement en parlant d’inculturation ou de relativisation ne font qu’ajouter à la confusion.

L’évêque auxiliaire Athanasius Schneider s’est clairement prononcé sur cet événement :

« À la lumière de la révélation divine, contenue dans la Parole de Dieu, la Tradition de l’Église et son Magistère, la question est très simple : fabriquer des idoles pour les adorer est un péché très grave. Se prosterner devant des idoles, c’est de l’idolâtrie. Leur offrir des dons et des sacrifices, les porter en procession, les asseoir sur un trône, les couronner et leur brûler de l’encens, c’est un culte idolâtre évident qui est extrêmement immoral. Les placer sur des autels ou dans des églises consacrées pour les adorer, c’est une véritable et authentique profanation. » (19 novembre 2019, Source : kath.net)

Dans la méditation de demain, on continuera à analyser plusieurs événements de ces dernières années qui mettent en évidence l’influence grandissante de l’esprit antichrétien dans l’Église.

Méditation sur l’Évangile du jour : https://fr.elijamission.net/suivre-limpulsion-de-la-grace/

 

 

Le danger au sein de l’Église

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Tout ce que nous avons entendu dans les méditations précédentes sur l’Antéchrist montre clairement à quel point l’esprit antichrétien est dangereux pour l’humanité. C’est la tentative la plus tenace, et peut-être aussi la dernière, du diable pour étendre son emprise sur le monde entier, le soumettre et, si possible, se faire adorer par les hommes.

Dieu permet ces épreuves et les intègre à son plan de salut, car rien n’arrive sans que notre Seigneur le sache et sans qu’Il l’ordonne selon Sa volonté.

Comme le Christ est présent dans Son Église, l’attaque de l’Antéchrist et de ses complices se dirigera particulièrement contre elle, car elle fait obstacle à la réalisation de ses plans. De même, tout ordre étatique qui est au service de la justice et n’abuse pas de son pouvoir constitue un obstacle aux visées de l’Antéchrist. C’est pourquoi ses « disciples » cherchent à déstabiliser tout ordre existant dans divers domaines, car cet ordre est, directement ou indirectement, lié à Dieu. Ils veulent ainsi imposer leurs plans et préparer le terrain pour la domination de l’Antéchrist, qui, selon ses projets, doit régner sur le monde entier. Rappelons que l’Antéchrist sera une personne bien réelle, totalement dominée par Lucifer, et que le diable voudra manifester son royaume sur terre à travers lui.

Dans ce contexte, l’esprit de discernement revêt une importance particulière, car il permet de démasquer les tentatives de tromperie de Lucifer.

Les catholiques vigilants devraient pouvoir facilement percevoir l’influence antichrétienne sur le monde et les gouvernements lorsqu’ils promulguent des lois injustes. Dans le passé, les responsables de l’Église faisaient suffisamment de déclarations claires pour aider les fidèles à bien discerner les esprits. Malheureusement, cela a changé.

C’est pourquoi il faut désormais se concentrer avant tout sur l’Église et se demander sérieusement si l’« esprit de l’Antéchrist » n’y est pas à l’œuvre, au point qu’une grande partie de la hiérarchie ait perdu le cap, se soit laissée tromper et coopère même avec cet esprit.

En d’autres termes : se pourrait-il que les « disciples de l’Antéchrist » aient réussi à placer sous leur influence des postes clés de la direction de l’Église ? Une sorte d’« anti-Église » est-elle en train de se former au sein même de l’Église ? Ou bien est-elle déjà apparue ?

On ne peut pas fermer les yeux sur ces questions, qui sont devenues particulièrement urgentes, surtout depuis le pontificat de François et de son successeur, Léon XIV. Pour réfléchir plus en détail à cette question, écoutons les déclarations de deux papes précédents qui abordent cet aspect :

Le pape Paul VI a déclaré le 13 octobre 1977 : « La queue du diable est en train de provoquer la désintégration du monde catholique. Les ténèbres de Satan ont envahi le monde catholique, se répandant jusqu’à atteindre même ses plus hauts échelons. L’apostasie, la perte de la foi, se répandent dans le monde et aux plus hauts niveaux de l’Église. » (Paul VI, Discours à l’occasion du soixantième anniversaire des apparitions de Fatima, 13 octobre 1977).

Deux ans avant d’être élu pape, le cardinal Karol Wojtyła a déclaré lors du Congrès eucharistique de Philadelphie en 1977 :

« On est aujourd’hui face à la plus grande confrontation historique que l’humanité ait jamais connue. Nous sommes face à la lutte finale entre l’Église et l’anti-Église, l’Évangile et l’anti-Évangile. Cette confrontation s’inscrit dans les plans de la divine providence et constitue un défi que toute l’Église doit relever. »

Écoutons une autre voix prophétique au sein de la hiérarchie de l’Église : l’évêque Fulton Sheen, des États-Unis :

« Le faux prophète aura une religion sans croix, sans monde à venir, une religion destinée à détruire les religions. Il y aura une fausse Église. L’Église du Christ, c’est-à-dire l’Église catholique, sera unique. Et le Faux Prophète en créera une autre. La fausse Église sera mondaine, œcuménique et mondiale. Ce sera une fédération d’Églises. Les religions formeront une sorte d’association mondiale : un parlement mondial des Églises vidé de tout contenu divin. Ce sera le “corps mystique de l’Antéchrist”. Le corps mystique sur terre aura aujourd’hui son Judas Iscariote : ce sera le Faux Prophète. Satan le recrutera parmi nos évêques. » (Flynn, T. & L., Le Tonnerre de la justice, Maxkol Comunicaciones, Sterling, VA, 1993, p. 20).

Toutes ces paroles graves montrent que la question posée plus haut, à savoir si les « partisans de l’Antéchrist », qu’ils en soient conscients ou non, déterminent déjà en grande partie la direction du pontificat actuel, exige une réponse urgente. On ne peut pas induire les fidèles en erreur. C’est précisément parce que nous sommes appelés, en tant que catholiques, à écouter la voix de nos pasteurs, qu’il faut faire preuve de discernement et se demander s’il existe déjà des signes clairs d’un grave écart de la part de la hiérarchie ecclésiastique. C’est extrêmement important, car sinon, un faux esprit pourrait abuser de l’obéissance des fidèles — qui est en soi un grand bien — pour les détourner du chemin du Saint-Esprit et les mener sur une mauvaise voie.

Après avoir écouté, dans les méditations précédentes, ce que les Saintes Écritures et certains bons auteurs nous disent de l’Antéchrist, ainsi que les paroles de deux papes et d’un évêque, nous réfléchirons demain à quelques témoignages issus du domaine prophétique et mystique pour compléter le sujet.

Méditation sur la lecture du jour (fête de sainte Marie-Madeleine) :    https://fr.elijamission.net/le-chemin-de-lamour-2/

 

LE PÈRE VEUT NOUS ENRICHIR

« ¡ Je désire vous enrichir toujours davantage ! » (Message du Père à sœur Eugenia Ravasio).

Pour connaître le cœur de notre Père bien-aimé, nous devons laisser ses paroles pénétrer profondément en nous. C’est en elles que nous découvrons la nature de son amour pour nous. Dieu veut nous faire participer à sa richesse immense. Il aspire à nous combler de ses bienfaits et n’attend que nous soyons prêts à recevoir tout ce qu’Il veut nous donner. Read More

Les caractéristiques de l’Antéchrist

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Comme son nom l’indique, l’Antéchrist se présentera comme un imitateur du Rédempteur, tout en tentant de dissimuler son aversion et son hostilité profondes envers le Christ. Il pourrait donc même citer l’Évangile, mais en mettant particulièrement l’accent sur les passages qui parlent des besoins des gens, afin de donner l’impression qu’il agit par charité chrétienne et de se présenter comme un défenseur de la justice et de la miséricorde. En réalité, il proposera une sorte d’« évangile intramondain » qui nie la transcendance de Dieu et le besoin de rédemption de l’être humain. Il cachera soigneusement sa « mission satanique », qui consiste à atteindre la domination mondiale et à pénétrer dans le temple de Dieu pour en usurper la place (cf. Mt 24, 15).

L’Antéchrist exercera une influence sur l’Église, cherchant à l’utiliser à ses propres fins et à pervertir la mission qui lui a été confiée. Il parviendra à rallier à sa cause un grand nombre de chrétiens et provoquera une immense confusion à l’époque de la grande apostasie.

Beaucoup soupçonnent que l’Antéchrist aura à ses côtés une sorte de « faux prophète » (cf. Ap 19, 20), qui aura préparé son avènement au préalable. Il n’est malheureusement pas possible d’écarter la possibilité que ce faux prophète provienne du milieu ecclésiastique, tout comme l’Antéchrist ne sera pas étranger à la foi chrétienne. Rappelons ce que saint Jean écrit dans sa lettre : « Mes petits enfants, c’est la dernière heure. Comme vous avez appris que l’antéchrist doit venir, aussi y a-t-il maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car s’ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous » (1 Jn 2, 18-19).

Ce qui se cache derrière l’apparente philanthropie de l’Antéchrist sera démasqué dès qu’on lui opposera une résistance, qui viendra, dans un premier temps, du milieu chrétien. Ce n’est qu’alors qu’il montrera son vrai visage et persécutera cruellement ceux qui se conforment aux commandements de Dieu, qui témoignent de sa Majesté et qui, par conséquent, ne le reconnaissent pas comme souverain suprême.

Certains, y compris dans le milieu prophétique, soupçonnent qu’il existera, sous l’influence de l’Antéchrist, une sorte de « fausse Église » qui persécutera brutalement la véritable Église du Christ.

On pourrait peut-être l’expliquer ainsi : une Église mondanisée, dans laquelle l’erreur s’est infiltrée, ne pourra pas résister à l’Antéchrist, car elle sera déjà affaiblie par l’esprit antichrétien ; il pourra alors s’en servir pour mettre en œuvre ses plans pervers. C’est la fidèle « foule de l’Agneau » (cf. Ap 7, 9.14) qui, grâce à Dieu, opposera une résistance et devra s’enfuir un temps dans le désert (cf. Ap 12, 6). Cela peut aussi faire référence à une sorte de « désert spirituel » dans lequel les fidèles devront se retirer pour échapper à l’influence de l’Antéchrist.

En attendant, les « disciples de l’Antéchrist » ont déjà réussi à faire de leur influence l’opinion politiquement correcte, le « courant dominant », dans de nombreux pays démocratiques. À travers la politique et les médias, ils imposent une sorte de « dictature du relativisme » qui ne tolère pas que les gens croient en des valeurs absolues et agissent en conséquence.

L’érosion des commandements de Dieu, le fait de ne chercher le sens de la vie que dans l’immanence, c’est-à-dire dans les choses de ce monde, la désorientation morale, la perte de la foi, l’aliénation de la foi dans la sphère publique, l’immoralité croissante, la manipulation par les médias et les réseaux sociaux, la mondialisation de la décadence occidentale avec sa « culture de la mort »… Tout cela montre que nous ne vivons pas dans un « âge d’or » où la civilisation humaine brillerait de mille feux. On dirait plutôt qu’un pouvoir se prépare, qui voudra profiter de cette décadence pour ériger un royaume différent de celui de Dieu. L’aveuglement causé par le péché et l’ignorance du vrai sens de la vie feront que beaucoup seront victimes des tromperies de l’Antéchrist.

La « religion » ou vision du monde de l’Antéchrist n’exigera pas des gens qu’ils se convertissent et changent pour le mieux ; elle leur offrira au contraire une soi-disant liberté de céder à leurs penchants et à leurs envies, tant que cela ne nuit pas aux autres. Toute dimension transcendante et la responsabilité de sa propre vie devant Dieu seront laissées de côté. La religion de l’Antéchrist sera une sorte de « religion immanente », car toute transcendance mettrait en évidence le règne de Dieu. C’est pourquoi des valeurs telles que la paix, la bienfaisance, l’écologie, l’éducation, la lutte contre la faim et la pauvreté, la santé, etc., seront mises au premier plan — mais sans désigner Celui qui est à l’origine de toute bonne œuvre : Dieu lui-même.

C’est ainsi que l’homme prend la place de Dieu.

Après avoir longuement réfléchi à la figure de l’Antéchrist, nous nous attacherons, dans les prochaines méditations, à identifier l’influence que l’esprit antichrétien exerce déjà sur le monde et sur l’Église, pour ensuite mettre en avant les armes spirituelles qui permettent de lui résister.

Méditation sur l’Évangile du jour : https://fr.elijamission.net/la-veritable-parente-de-jesus-3/