« Il fallait bien faire un festin et se réjouir, parce que ton frère que voilà était mort, et qu’il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. » (Luc 15, 32)
« Il fallait bien faire un festin et se réjouir, parce que ton frère que voilà était mort, et qu’il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. » (Luc 15, 32)
Je me réjouis pour et avec tous ceux qui ont suivi ces douze réflexions sur la sainte Pucelle d’Orléans. Ce n’est pas la première fois que j’écris à ce sujet, et ce ne sera pas la dernière, si Dieu le veut. Chaque fois que j’écris à son sujet, c’est comme si c’était la première fois, car la Pucelle d’Orléans est une croyante qui a accompli une mission de Dieu. On ne saurait jamais assez la comprendre. J’invite chacun, selon son inclination, à consulter mes publications antérieures et à écouter la pièce radiophonique qui a été créée en son honneur (disponible en espagnol, allemand et anglais).
Anglais : https://www.youtube.com/watch?v=pVKE6WCNZ3g
Espagnol: https://www.youtube.com/watch?v=dE3SJZIdmJs
Le titre de cette série sur Jeanne d’Arc indique clairement mon intention. Je voulais rendre hommage à la Pucelle, qui a subi une mort terrible par le bûcher pour accomplir sa mission. Malheureusement, cela est souvent mal compris dans la représentation de sa personne, et encore moins le fait que c’est d’abord à Dieu que revient la gloire, lui qui, par son intermédiaire, est intervenu dans l’histoire de la France et a accompli cette œuvre avec son aide. Si nous oublions cela, ou si cela passe au second plan, c’est que nous n’avons pas compris l’essentiel et que nous restons prisonniers d’une vision purement humaine des événements entourant Jeanne d’Arc.
« Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez la plus belle robe et l’en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds » (Lc 15, 22).
Aujourd’hui, nous nous tournons vers le père de cette histoire émouvante que nous connaissons bien sous le nom de « fils prodigue ». Dieu veille sur Ses enfants, sachant parfaitement quel est le droit chemin pour eux et aspirant à ce qu’ils reviennent vers Lui. Parce qu’Il est un Père divin et donc la source de tout amour et de toute vérité, il n’y a chez Lui aucune erreur à laquelle les parents humains peuvent succomber. Dieu nous attend toujours. Nous ne pouvons échapper à Son regard aimant un seul instant.
Combien de mercenaires de mon père ont du pain en trop, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai et j’irai à mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et envers toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils : traite-moi comme l’un de tes mercenaires. (Luc 15, 17-19
Qu’était-il advenu de l’héroïque Jeanne d’Arc, qui avait surmonté tant d’épreuves et n’avait jamais douté de sa mission ?
Pensons à saint Pierre. N’avait-il pas sans cesse montré son amour à Jésus ? N’avait-il pas tout quitté pour le suivre ? N’avait-il pas déclaré qu’il était prêt à mourir pour Lui ? Et que s’est-il passé ensuite ? Nous le savons. À l’heure du danger, il a renié Jésus et l’a ensuite amèrement regretté.
Et qu’en est-il de Jeanne ?
Quelques jours après sa rétractation, l’évêque Cauchon vint à la prison de Jeanne, accompagné de quelques personnes. Il lui demanda si elle avait entendu ses voix depuis le jeudi, jour de sa rétractation.
Jeanne répondit par l’affirmative et dit :
« Celui qui voudra sauver sa vie, la perdra ; et celui qui perdra sa vie à cause de moi, la trouvera » (Mt 16, 25).
Jeanne avait résisté aux terribles épreuves des interrogatoires, aux attouchements humiliants des gardes anglais, aux conditions de détention difficiles, ainsi qu’aux tentatives des juges de la condamner pour hérésie. Même la menace de la torture ne l’avait pas fait fléchir. Soutenue par ses saints, elle resta inébranlable et dit à ceux qui la menaçaient de torture : « En vérité, même si vous me brisiez les membres et sépariez mon âme de mon corps, je ne pourrais vous dire autre chose. Et si vous me forciez à parler, je dirais toujours que c’est par la violence que vous m’avez fait parler. »
Alors qu’on la pressait de plus en plus, qu’elle entendait toutes les accusations portées contre elle et qu’on lui demandait sans cesse de se soumettre au jugement de l’Église, elle invoqua Dieu en toutes choses et dit qu’on devait la conduire devant le pape.
Jeanne témoigna : « J’ai demandé conseil à mes voix pour savoir si je devais me soumettre à l’Église, car les ecclésiastiques me pressaient vivement – et elles m’ont répondu que si je voulais que Notre Seigneur m’aide, je devais me confier à Lui en tout. »