« LA JOIE DU CIEL »  

« Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez la plus belle robe et l’en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds » (Lc 15, 22).

Aujourd’hui, nous nous tournons vers le père de cette histoire émouvante que nous connaissons bien sous le nom de « fils prodigue ». Dieu veille sur Ses enfants, sachant parfaitement quel est le droit chemin pour eux et aspirant à ce qu’ils reviennent vers Lui. Parce qu’Il est un Père divin et donc la source de tout amour et de toute vérité, il n’y a chez Lui aucune erreur à laquelle les parents humains peuvent succomber. Dieu nous attend toujours. Nous ne pouvons échapper à Son regard aimant un seul instant.

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EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « La plus grande victoire de Jeanne ! » (11e partie)

Qu’était-il advenu de l’héroïque Jeanne d’Arc, qui avait surmonté tant d’épreuves et n’avait jamais douté de sa mission ?

Pensons à saint Pierre. N’avait-il pas sans cesse montré son amour à Jésus ? N’avait-il pas tout quitté pour le suivre ? N’avait-il pas déclaré qu’il était prêt à mourir pour Lui ? Et que s’est-il passé ensuite ? Nous le savons. À l’heure du danger, il a renié Jésus et l’a ensuite amèrement regretté.

Et qu’en est-il de Jeanne ?

Quelques jours après sa rétractation, l’évêque Cauchon vint à la prison de Jeanne, accompagné de quelques personnes. Il lui demanda si elle avait entendu ses voix depuis le jeudi, jour de sa rétractation.

Jeanne répondit par l’affirmative et dit :

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EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « La rétractation de Jeanne » (10e partie)

Jeanne avait résisté aux terribles épreuves des interrogatoires, aux attouchements humiliants des gardes anglais, aux conditions de détention difficiles, ainsi qu’aux tentatives des juges de la condamner pour hérésie. Même la menace de la torture ne l’avait pas fait fléchir. Soutenue par ses saints, elle resta inébranlable et dit à ceux qui la menaçaient de torture : « En vérité, même si vous me brisiez les membres et sépariez mon âme de mon corps, je ne pourrais vous dire autre chose. Et si vous me forciez à parler, je dirais toujours que c’est par la violence que vous m’avez fait parler. »

Alors qu’on la pressait de plus en plus, qu’elle entendait toutes les accusations portées contre elle et qu’on lui demandait sans cesse de se soumettre au jugement de l’Église, elle invoqua Dieu en toutes choses et dit qu’on devait la conduire devant le pape.

Jeanne témoigna : « J’ai demandé conseil à mes voix pour savoir si je devais me soumettre à l’Église, car les ecclésiastiques me pressaient vivement – et elles m’ont répondu que si je voulais que Notre Seigneur m’aide, je devais me confier à Lui en tout. »

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« SUIVRE AVEC CONFIANCE »

« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il se renonce lui même, qu’il prenne sa croix et me suive » (Mc 8,34).

Suivre le Christ, c’est réaliser le plan de Dieu dans sa propre vie. Ce plan vient du cœur d’un Père aimant. On associe peut-être immédiatement à une telle parole l’idée de renoncement à la vie et l’impression de ne plus avoir le libre choix de faire ce que l’on estime nécessaire pour une vie épanouie. Or, cette pensée est fondée sur une fausse image de Dieu.

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EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « Le procès de la honte » (9e partie)  

À Rouen, les conditions de détention de la jeune fille se durcirent. Alors qu’elle aurait dû être incarcérée dans une prison ecclésiastique surveillée par des femmes, ce sont des soldats anglais qui la gardèrent.

Le prêtre Jean Massieu, de Rouen, décrivit ainsi ses conditions de détention :

« À la fin de son séjour à Rouen, Jeanne était enfermée dans une pièce située à l’étage intermédiaire de la tour, à laquelle on accédait par huit marches. Il y avait là un lit où elle dormait et un gros bloc de bois auquel était fixée une chaîne de fer pour l’enchaîner. Ses pieds étaient entravés. On la ceinturait à l’aide d’un cadenas posé sur le bloc de bois. Cinq Anglais indignes veillaient sur elle. Ils souhaitaient ardemment sa mort et se moquaient d’elle sans relâche. »

Pendant le procès, Jeanne s’en plaignit à maintes reprises et en rendit l’évêque Cauchon responsable. Elle dut également souvent, surtout la nuit, se défendre contre les agressions de ses gardes.

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