Cher Père, alors que je rédigeais l’histoire d’Élie et de la veuve de Sarepta, à qui Tu as accordé Ton aide dans Ta bonté pour avoir écouté le prophète, je me suis souvenu avec force que Tu devrais toujours être le premier dans tout ce que nous faisons. À l’époque de l’Ancienne Alliance, on T’apportait les prémices ; il ne devrait pas en être autrement aujourd’hui. Au contraire, grâce à la lumière du Nouveau Testament et à la venue de Ton Fils, nous Te reconnaissons encore mieux, Toi et Ton amour. Que le premier mot du matin Te soit consacré, et le dernier mot du soir. Nous sommes toujours appelés à lever les yeux vers Toi, comme l’a fait Ton Fils bien-aimé qui T’a glorifié en toutes choses.
Ce serait une voie juste, qui transformerait toute notre vie et nous permettrait de vivre constamment en Te regardant, notre Père, en toutes choses, jusqu’à ce que cela devienne pour nous une évidence — tout comme Tu nous regardes. Il en va de même pour nos amis les anges : ils ont toujours les yeux fixés sur Toi, et cela fait leur joie.
Nous devons encore apprendre cela, car nous sommes si facilement distraits par d’autres choses, et surtout par nous-mêmes. Ce serait un grand progrès si nous pouvions nous y exercer pendant le saint Carême : nous éveiller le matin avec gratitude et terminer la journée de la même manière. Ainsi, nous traverserons la journée en Ta compagnie et nous essaierons toujours de Te regarder en premier pour voir si ce que nous faisons Te plaît. Nous sentirons alors très facilement les petites corrections à apporter lorsque nous T’aurons un peu perdu de vue. Notre esprit et notre âme nous le rappelleront : l’esprit nous incitera à regarder d’abord vers le Père, et notre âme se lamentera doucement en nous si nous ne le faisons pas. Elle ne peut alors percevoir la présence si réconfortante et si fortifiante de notre Père. Mais dès que nous nous tournons à nouveau vers Lui, elle retrouve la paix.
