Aujourd’hui, nous faisons la connaissance du prophète Élie, envoyé par Dieu auprès d’une veuve à qui Il avait ordonné de Le nourrir. Lorsque Élie la rencontre alors qu’elle ramasse du bois à la porte de la ville, il lui demande de lui apporter de l’eau et un peu de pain. La pauvre veuve lui répond : « Yahweh, ton Dieu, est vivant ! Je n’ai rien de cuit, je n’ai qu’une poignée de farine dans un pot et un peu d’huile dans une cruche. Et voici que je ramasse deux morceaux de bois, afin que, rentrée à la maison, je prépare ce reste pour moi et pour mon fils ; nous le mangerons, et nous mourrons ensuite. » (1 R 17,12)
Mais Élie l’encouragea à faire ce qu’il lui avait dit : lui apporter d’abord un peu de pain, puis prendre soin d’elle et de son fils. Il ajouta : « Le pot de farine ne s’épuisera point, et la cruche d’huile ne diminuera point, jusqu’au jour où Yahweh fera tomber de la pluie sur la face du sol. » (v. 14b)
La veuve fit ce qu’Élie lui avait dit, et il en fut comme il l’avait annoncé.
Écouter un vrai prophète comme Élie, c’est écouter Dieu Lui‑même. C’est ce que fit la veuve, et Dieu lui donna alors suffisamment de nourriture pour continuer à vivre avec son fils. Elle le fit alors que la situation extérieure était si difficile pour elle et que, d’un point de vue humain, on aurait pu comprendre qu’elle rejette la demande d’Élie par souci pour son fils et pour elle‑même !
Mais on nous montre qu’il faut d’abord penser à Dieu, même — et surtout — lorsque notre détresse personnelle est grande. Si nous Lui faisons confiance, le Seigneur nous fournira toujours une issue, même si nous ne la voyons pas ! La confiance est ici la clé de l’action de Dieu, qui connaît notre situation et qui mènera tout au bien.
L’Évangile du jour (Matthieu 23, 1‑12) attire notre attention, à travers les paroles de Jésus, sur le décalage entre les paroles et les actes des pharisiens et des scribes, ainsi que sur la manière dont les croyants doivent y faire face : « Les Scribes et les Pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent ; mais n’imitez pas leurs œuvres, car ils disent et ne font pas. »
Comment pouvons‑nous appliquer cette distinction et le conseil qui y est associé à notre cheminement actuel dans la suite du Christ ?
Dans notre Église catholique, nous bénéficions du grand don d’un enseignement authentique, infaillible dans Ses dogmes. C’est un point de repère permanent pour nous. Quiconque enseigne autrement, même s’il s’agit des « scribes et pharisiens » d’aujourd’hui, ne peut espérer être suivi. Paul va même jusqu’à prononcer ces paroles fortes : « Non certes qu’il y en ait un autre [Évangile] ; seulement il y a des gens qui vous troublent et qui veulent changer l’Évangile du Christ. Mais quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! » (Ga 1, 7‑9).
Les croyants ne doivent se laisser troubler ni par de fausses doctrines, ni par un comportement qui ne correspond pas à la doctrine prescrite. Toute véritable autorité vient de Dieu Lui‑même, et seul celui qui enseigne la bonne doctrine et mène une vie conforme à celle‑ci est en accord avec Elle. Jésus rappelle même qu’Il est le seul Maître et Enseignant, et que notre Père céleste est notre seul Père.
Lorsque nous appelons les prêtres « père » dans notre Église catholique, cela signifie que cette paternité est enracinée en Dieu et vient de Lui, et non de leur propre grandeur ou autorité.
À la fin du texte d’aujourd’hui, le Seigneur nous dit : « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Mais quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. »
Cet avertissement si important et si salutaire est l’antidote à l’orgueil, qui peut si facilement s’installer dans le cœur des hommes et a été la cause de la chute de Lucifer. Cet ange refusait de servir et de se soumettre à Dieu et à Ses plans. Jusqu’à ce jour, en tant qu’ange déchu, il tente d’établir son règne dans l’homme et parmi les hommes. L’orgueil est un excellent moyen de séduire l’homme qui aspire à la grandeur, de l’éloigner de Dieu et de s’élever lui‑même.
Jésus ne rejette pas le fait que l’homme puisse aspirer à la grandeur. Cependant, Il nous montre en quoi consiste la véritable grandeur : le service humble de la volonté de Dieu, notre Père, et le service de nos frères et sœurs que le Seigneur a placés sur notre chemin. C’est là que se déploie la véritable grandeur, car lorsque nous nous soumettons à Dieu, Sa grandeur resplendit dans notre vie. Souvenons‑nous que le Seigneur lave les pieds de Ses disciples, Lui qui est véritablement le Maître et le Seigneur.
Ainsi, nous pouvons retenir de cette journée, comme des fleurs :
Dans toutes les situations, toujours faire confiance à Dieu et Lui accorder la première place dans notre vie. Rester fidèle aux véritables enseignements de l’Église et vivre en conséquence. Surmonter les tentations de l’orgueil au service de Dieu et du prochain.
Méditation sur la lecture du jour : https://fr.elijamission.net/2022/03/15/
Méditation sur l’Évangile du jour : https://fr.elijamission.net/2023/08/26/
