Cher Père, c’est aller trop loin que de soupçonner Ton Fils d’être allié avec le diable lorsqu’Il guérit, et d’être possédé par un démon lorsqu’Il prononce la parole de sagesse, comme cela Lui est arrivé en Israël !
Quand on dit des choses aussi terribles, on ferme presque irrévocablement la porte à une véritable connaissance. Plus on s’oppose à l’évidence d’une de Tes actions, plus grand est le risque de commettre le péché contre le Saint-Esprit. C’est ce péché que le diable a commis : le péché volontaire contre la meilleure connaissance. Il est impardonnable, comme en témoigne l’Écriture. Que le Seigneur préserve les hommes de commettre jamais le blasphème contre le Saint-Esprit !
De quelle autre manière voudrais‑Tu nous offrir la connaissance ? Elle est toujours liée au goût de la vérité et de l’amour. Elle démêle nos pensées et ouvre la voie pour Te rencontrer toujours plus profondément. Cette clarté nous apparaît dans les Écritures et dans l’enseignement authentique de l’Église. Elle est comme l’eau pure du trône de l’Agneau et ne s’accorde pas avec les demi‑vérités que les démons aiment tant utiliser pour obscurcir et semer la confusion. Il est grave que de soi‑disant théologiens corrompent la doctrine sans même se rendre compte de l’inspiration de leurs égarements. Il faut ici répéter ce que Jésus a dit des pharisiens : « Ils ne L’ont pas reconnu. »
Pour être à l’abri de la confusion, nous resterons toujours, cher Père, fidèles à Ton enseignement, ancrés dans Tes directives, nous nous servirons des dons des sacrements, nous resterons unis à Toi dans une prière vigilante, afin que rien ne s’interpose entre Toi et nous. Alors, dans Ta grâce bien‑aimée, les ruses du diable ne pourront nous troubler !
