Après la série consacrée à sainte Jeanne d’Arc, suivie de deux textes tirés de nos archives d’exégèse, j’aimerais me tourner vers la méditation d’une autre épître du Nouveau Testament. Il s’agit de la lettre adressée à la communauté de Philippes. Elle provient de saint Paul, l’apôtre bien‑aimé, à qui nous devons tant en ce qui concerne la diffusion de l’Évangile. Il fut un ouvrier infatigable dans la vigne de son Seigneur et a même travaillé plus que les autres apôtres, comme il en témoigne lui‑même (1 Co 15,10).
Depuis ma conversion, j’éprouve une grande affection pour ce saint apôtre. De nombreux éléments se conjuguent pour m’impressionner profondément et susciter en moi une grande gratitude. Il y a tout d’abord sa conversion extraordinaire : de persécuteur du Christ, il est devenu annonciateur du message du salut. Je suis ému par la manière dont il a entièrement soumis sa vie à l’obéissance au Christ. De plus, par l’endurance dont il fait preuve dans la proclamation de l’Évangile et dans l’édification des Églises, il demeure pour nous un grand modèle. Nous savons de sa propre bouche quels lourds fardeaux il a dû porter (2 Co 11,23‑27), et nous sommes touchés par la grandeur de son amour pour le Seigneur, qui lui a permis de supporter tout cela sans abandonner.
