Neuvaine à Dieu le Père – Jour 2 – 30. Juillet

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Nous, les êtres humains, sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26). On dit à juste titre que le cœur est le centre de la personne. Seules les choses que nous faisons de tout notre cœur acquièrent leur expression pleine et entière. En faisant les choses avec le cœur, nous les marquons de l’empreinte de toute notre identité. C’est ainsi que nous agissons et parlons avec une véritable conviction.

De toutes les souffrances que nous pouvons éprouver, celles qui touchent le cœur sont les plus intenses et les plus pénétrantes. Notre cœur a soif d’amour ! Son bonheur consiste à recevoir et à donner de l’amour. En revanche, lorsque l’amour s’éteint, le cœur est froid et vide. Il peut être soit grand ouvert à Dieu et aux hommes, soit complètement fermé à Dieu et aux hommes.

Notre cœur est très sensible et réagit finement au bien et au mal. En effet, le bien et le mal proviennent également de lui, comme nous l’enseigne Jésus (cf. Mt 15, 19). Nous pouvons décider ce que nous laissons habiter dans notre cœur, et à quoi ou à qui nous fermons notre cœur. Nous devons également apprendre à présenter à Dieu les ténèbres que nous découvrons dans notre cœur, afin qu’il puisse les toucher et les transformer par son amour.

Sur le chemin spirituel, nous parlons de la « conversion du cœur », dont le but est que nous servions Dieu volontairement et sans hésitation, et que nous adhérions à Lui dans un amour vrai et donc durable.

Nous savons que Jésus, interrogé par un scribe, a résumé tous les commandements en celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.  Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là » (Mc 12, 30-31).

Si donc nous découvrons dans notre cœur des choses qui ne correspondent pas à ces principaux commandements, notre regard doit se tourner vers Dieu, à l’image duquel nous avons été créés.

Dieu aussi a un cœur, car il est lui-même amour. Tout ce qu’il fait découle de cet amour et en est imprégné. Dès notre création, lorsque nous avons été appelés à l’existence selon le plan d’amour de Dieu, la motivation de tout était l’amour.

Alors, si l’amour divin est la raison de notre existence, comme le cœur de Dieu aspire à s’unir à sa créature, comme il aspire à ce que nous acceptions et recevions son amour !

Le cœur de Dieu ne connaît pas les ténèbres. Il ne se sépare jamais de l’amour, qui est son essence la plus profonde. Si nous rejetons son amour, il reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même (cf. 2 Tm 2,13). À travers des expressions humaines, Il nous donne à comprendre encore et encore combien Il nous aime, combien Il souffre pour son peuple, qui risque toujours de se détourner de Lui, son Père et Créateur. Avec les mots les plus tendres, il veut nous faire comprendre que son cœur est ouvert pour nous et que cela lui fait tellement mal que nous rejetions son amour.

Dieu n’a pas besoin de notre amour, car il en possède la plénitude en lui-même. Et c’est précisément pour cela que son amour est d’autant plus vrai qu’il est libre de tout intérêt personnel. Son cœur est pur, exempt de toute tache ou imperfection. Il a soif de notre amour, afin de nous accorder la plénitude de sa richesse, car ce n’est qu’en correspondant à son amour que tout ce que Dieu a préparé pour nous peut devenir une réalité.

Neuvaine à Dieu le Père – Jour 1: « Dieu est amour »

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 Au cours des neuf prochains jours, nous entendrons de brèves méditations sur notre Père céleste, intercalées de chants en son honneur. Certains catholiques fidèles célèbrent chaque 7 août une fête en l’honneur du Père céleste, le Père de toute l’humanité. Cette fête remonte à une demande qu’il a lui-même exprimée à Mère Eugenia Ravasio en 1932. Cette révélation privée a été soigneusement examinée et approuvée par l’évêque du diocèse où les événements se sont déroulés. J’ai moi-même découvert ce message il y a plusieurs années et je l’ai trouvé très précieux, car il m’a aidée à approfondir ma relation avec Dieu le Père.

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Réflexion finale

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Ces dernières semaines, j’ai abordé deux sujets très sérieux dans mes méditations quotidiennes. Dans la première série, j’ai parlé de l’aveuglement et d’autres tromperies qui ont récemment eu lieu dans le monde et au sein de l’Église. Dans la deuxième série, qui pourrait être considérée comme le prolongement de la première, j’ai parlé de l’avènement d’un Antéchrist bien précis dont l’esprit, selon moi, est déjà très actif pour préparer sa prise de pouvoir.

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L’armure spirituelle

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Après les onze méditations précédentes, nous avons bien compris que l’Antéchrist, qui doit se manifester à la fin des temps, avant la seconde venue du Christ, sera une personne profondément influencée par Satan. En pervertissant l’union hypostatique du Fils de Dieu, qui a pris une nature humaine sans perdre sa nature divine, l’Antéchrist entrera dans une sorte d’« union pseudo-mystique » avec Lucifer. Soloviev y fait allusion dans son « Bref récit sur l’Antéchrist », que j’ai résumé dans la troisième partie de cette série (https://fr.elijamission.net/iii-lantechrist-dans-le-recit-de-soloviev/).

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D’autres formes de résistance spirituelle

Quiconque a les yeux pour voir pourra constater sans aucun doute à quel point un « esprit différent » influence la hiérarchie ecclésiastique, et par conséquent les fidèles qui se fient à ses conseils. Si c’est une bonne chose que les brebis suivent leurs bergers, l’obéissance devient un abus lorsque ceux-ci ne guident plus le troupeau sur le chemin que Dieu leur a tracé. Malheureusement, c’est précisément ce qui se passe sur des points cruciaux.

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La résistance spirituelle

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Avec la méditation d’aujourd’hui, on arrive à la fin de la liste des graves déviations au sein de l’Église, qui révèlent l’influence de l’esprit antichrétien. Il nous reste encore à mentionner le rejet malsain de la Sainte Messe selon son rite traditionnel, telle qu’elle a été célébrée pendant tant de siècles. Ce rejet s’est manifesté à travers diverses déclarations et mesures prises au cours du dernier pontificat, notamment dans le motu proprio Traditionis custodes. Ainsi, l’intention du pape Benoît XVI de permettre à la messe tridentine de bénéficier du respect et de la pratique qu’elle mérite a été largement contrecarrée.

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L’influence antichrétienne au sein de l’Église

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En abordant la question de savoir si l’Église — ou plutôt ses dirigeants actuels — est déjà sous l’influence de l’Antéchrist, j’ai souligné un premier indice : la vénération publique de la Pachamama dans les jardins du Vatican et à la basilique Saint-Pierre, un événement profondément inquiétant. J’ai mentionné cet exemple hier dans ma méditation, car il est le plus parlant et contraste radicalement avec ce que Dieu a confié à son peuple dans l’Ancienne Alliance, ainsi qu’avec la mission confiée à l’Église. Combien de martyrs ont versé leur sang pour avoir refusé de sacrifier aux idoles ? Un acte d’idolâtrie au Vatican est tellement absurde qu’on ne peut s’empêcher de se demander quelle sorte d’aveuglement s’est répandu pour qu’une chose pareille puisse arriver.

Alors, qu’est-ce qui s’est passé ? Une telle transgression aurait-elle été possible dans l’Église il y a cent ans ? Non ! Sommes-nous plus sages que le Seigneur lui-même, que les apôtres, les papes et les missionnaires de tous les siècles, au point de dire que ces actes sont des gestes de gentillesse envers les indigènes et qu’ils peuvent se justifier au nom de l’inculturation de l’Évangile ?

Non, nous ne sommes pas plus sages que Dieu, qui a interdit l’idolâtrie dans l’Ancien Testament, ni plus sages que l’Église, qui a préservé le vrai culte de Dieu à travers les siècles ! Si un tel acte ne nous touche pas au plus profond de nous-mêmes et ne nous pousse pas à la réparation, c’est que nous avons perdu le sens de la foi et, avec lui, l’esprit de discernement. Malheureusement, on n’a rien entendu de tel venant de Rome.

Quel esprit se cache derrière de tels actes ? Ce n’est certainement pas l’Esprit du Seigneur !

Il ne s’agit malheureusement pas d’un cas isolé qu’il aurait été possible de réparer par des efforts et des sacrifices, entre larmes et lamentations. Ce n’est malheureusement pas le cas. Au contraire, cela s’inscrit dans la lignée de nombreuses autres déviations qui se sont multipliées depuis le pontificat de François. En y regardant de plus près, on ne peut s’empêcher de constater que ce sont les mauvais fruits d’un « autre esprit » (cf. 2 Co 11, 4).

Le cadre de ces méditations quotidiennes ne permet pas d’exposer en détail toutes les anomalies des pontificats qui ont suivi celui du pape Benoît XVI. Toutefois, dans cette série sur l’Antéchrist, il est incontournable d’en mentionner au moins quelques-unes pour constater à quel point l’esprit antichrétien se manifeste déjà. Ceux qui veulent approfondir le sujet peuvent lire mes publications précédentes (https://fr.elijamission.net/blog/, en particulier la série sur les « 5 blessures de l’Église » : https://fr.elijamission.net/blog-post/les-cinq-blessures-de-leglise/) ou consulter d’autres sources qui abordent la crise de l’Église d’un œil critique.

Amoris Laetitia

 Le moment décisif qui a révélé la direction que prendrait le pontificat de François, c’est l’exhortation post-synodale Amoris Laetitia, dans la fameuse note de bas de page n° 351 du huitième chapitre. Quatre cardinaux ont tenté d’engager le dialogue avec le pape pour lui faire remarquer certaines formulations de cette exhortation qui semblaient contredire la ligne suivie jusqu’alors par l’Église, et lui demander des éclaircissements à ce sujet. Malheureusement, ils n’ont pas été écoutés, et les conséquences désastreuses de ce document se sont poursuivies.

On voit actuellement se répandre cette « ouverture pastorale » qui consiste à donner la communion à des personnes vivant une seconde union intime, sans qu’on ait constaté l’invalidité de leur mariage et sans qu’on les exhorte à vivre dans l’abstinence. C’est ainsi qu’apparaît une pratique concernant la réception de la communion qui, sous le couvert de la « miséricorde », porte atteinte à la vérité objective des commandements de Dieu et s’attaque donc au droit de Dieu. Même si, en théorie, rien n’a changé, la pratique, elle, a bien évolué. On a ainsi ouvert la porte à l’erreur et multiplié les sacrilèges qui blessent l’Église.

Cela aurait déjà dû faire sonner l’alarme chez les fidèles, car ces nouvelles règles, adoptées par certaines conférences épiscopales et certains évêques, contredisent clairement la ligne de conduite antérieure de l’Église et ne constituent en aucun cas une illumination particulière du Saint-Esprit ni un développement de l’encyclique Familiaris Consortio du pape Jean-Paul II, comme on essaie de le faire croire.

La Déclaration d’Abou Dabi

 En affirmant à tort que Dieu a voulu la diversité des religions, tout comme il a voulu la diversité des races et la différence entre l’homme et la femme, on met sur un pied d’égalité la foi catholique et les autres religions, qui contiennent des erreurs notables. On renverse ainsi le mandat missionnaire du Seigneur pour atteindre une paix illusoire. Or, la vraie paix ne peut exister que sur le fondement de la vérité.

La Déclaration d’Abou Dabi restreint la véritable annonce de l’Évangile, car si l’on accepte ses affirmations, il n’y a plus de raison d’annoncer Jésus comme l’unique Rédempteur. Nous sommes là face à une supercherie évidente qui porte à nouveau atteinte au droit de Dieu, qui a envoyé son Fils unique pour la rédemption des hommes (cf. Jn 3, 16).

Qui se cache derrière tout cela ? Dieu peut-il vraiment vouloir l’islam, qui nie la mort de Jésus sur la croix, autant qu’il veut la foi en son Fils ? À quel point l’esprit du croyant et le sensus fidei (le sens de la foi) se sont-ils obscurcis ?

Dans ce contexte, il faut mentionner une autre grave dérive : le 13 septembre 2024, lors d’une rencontre interreligieuse avec des jeunes à Singapour, le pape François a prononcé des paroles qui, jusqu’alors, étaient impensables de la part du chef de l’Église : toutes les religions seraient des chemins menant vers Dieu et ne constitueraient que des langages différents.

Ne suffit-il pas de cela pour se réveiller et se demander quel esprit a pris les rênes ? Qui tire les ficelles pour qu’un acte d’idolâtrie public ait lieu au Vatican ? Qui a intérêt à violer le sacrement du mariage, et par conséquent la sainte communion et la confession ? Qui est derrière tout cela quand on relativise la mission du Christ de porter l’Évangile à tous les peuples (cf. Mt 28, 19-20) ?

Est-ce que cela peut être l’œuvre du Saint-Esprit ?