Au cours des neuf prochains jours, nous entendrons de brèves méditations sur notre Père céleste, intercalées de chants en son honneur. Certains catholiques fidèles célèbrent chaque 7 août une fête en l’honneur du Père céleste, le Père de toute l’humanité. Cette fête remonte à une demande qu’il a lui-même exprimée à Mère Eugenia Ravasio en 1932. Cette révélation privée a été soigneusement examinée et approuvée par l’évêque du diocèse où les événements se sont déroulés. J’ai moi-même découvert ce message il y a plusieurs années et je l’ai trouvé très précieux, car il m’a aidée à approfondir ma relation avec Dieu le Père.
Réflexion finale
Ces dernières semaines, j’ai abordé deux sujets très sérieux dans mes méditations quotidiennes. Dans la première série, j’ai parlé de l’aveuglement et d’autres tromperies qui ont récemment eu lieu dans le monde et au sein de l’Église. Dans la deuxième série, qui pourrait être considérée comme le prolongement de la première, j’ai parlé de l’avènement d’un Antéchrist bien précis dont l’esprit, selon moi, est déjà très actif pour préparer sa prise de pouvoir.
L’armure spirituelle
Après les onze méditations précédentes, nous avons bien compris que l’Antéchrist, qui doit se manifester à la fin des temps, avant la seconde venue du Christ, sera une personne profondément influencée par Satan. En pervertissant l’union hypostatique du Fils de Dieu, qui a pris une nature humaine sans perdre sa nature divine, l’Antéchrist entrera dans une sorte d’« union pseudo-mystique » avec Lucifer. Soloviev y fait allusion dans son « Bref récit sur l’Antéchrist », que j’ai résumé dans la troisième partie de cette série (https://fr.elijamission.net/iii-lantechrist-dans-le-recit-de-soloviev/).
D’autres formes de résistance spirituelle
Quiconque a les yeux pour voir pourra constater sans aucun doute à quel point un « esprit différent » influence la hiérarchie ecclésiastique, et par conséquent les fidèles qui se fient à ses conseils. Si c’est une bonne chose que les brebis suivent leurs bergers, l’obéissance devient un abus lorsque ceux-ci ne guident plus le troupeau sur le chemin que Dieu leur a tracé. Malheureusement, c’est précisément ce qui se passe sur des points cruciaux.
La résistance spirituelle
Avec la méditation d’aujourd’hui, on arrive à la fin de la liste des graves déviations au sein de l’Église, qui révèlent l’influence de l’esprit antichrétien. Il nous reste encore à mentionner le rejet malsain de la Sainte Messe selon son rite traditionnel, telle qu’elle a été célébrée pendant tant de siècles. Ce rejet s’est manifesté à travers diverses déclarations et mesures prises au cours du dernier pontificat, notamment dans le motu proprio Traditionis custodes. Ainsi, l’intention du pape Benoît XVI de permettre à la messe tridentine de bénéficier du respect et de la pratique qu’elle mérite a été largement contrecarrée.
L’influence antichrétienne au sein de l’Église
En abordant la question de savoir si l’Église — ou plutôt ses dirigeants actuels — est déjà sous l’influence de l’Antéchrist, j’ai souligné un premier indice : la vénération publique de la Pachamama dans les jardins du Vatican et à la basilique Saint-Pierre, un événement profondément inquiétant. J’ai mentionné cet exemple hier dans ma méditation, car il est le plus parlant et contraste radicalement avec ce que Dieu a confié à son peuple dans l’Ancienne Alliance, ainsi qu’avec la mission confiée à l’Église. Combien de martyrs ont versé leur sang pour avoir refusé de sacrifier aux idoles ? Un acte d’idolâtrie au Vatican est tellement absurde qu’on ne peut s’empêcher de se demander quelle sorte d’aveuglement s’est répandu pour qu’une chose pareille puisse arriver.
Alors, qu’est-ce qui s’est passé ? Une telle transgression aurait-elle été possible dans l’Église il y a cent ans ? Non ! Sommes-nous plus sages que le Seigneur lui-même, que les apôtres, les papes et les missionnaires de tous les siècles, au point de dire que ces actes sont des gestes de gentillesse envers les indigènes et qu’ils peuvent se justifier au nom de l’inculturation de l’Évangile ?
Non, nous ne sommes pas plus sages que Dieu, qui a interdit l’idolâtrie dans l’Ancien Testament, ni plus sages que l’Église, qui a préservé le vrai culte de Dieu à travers les siècles ! Si un tel acte ne nous touche pas au plus profond de nous-mêmes et ne nous pousse pas à la réparation, c’est que nous avons perdu le sens de la foi et, avec lui, l’esprit de discernement. Malheureusement, on n’a rien entendu de tel venant de Rome.
Quel esprit se cache derrière de tels actes ? Ce n’est certainement pas l’Esprit du Seigneur !
Il ne s’agit malheureusement pas d’un cas isolé qu’il aurait été possible de réparer par des efforts et des sacrifices, entre larmes et lamentations. Ce n’est malheureusement pas le cas. Au contraire, cela s’inscrit dans la lignée de nombreuses autres déviations qui se sont multipliées depuis le pontificat de François. En y regardant de plus près, on ne peut s’empêcher de constater que ce sont les mauvais fruits d’un « autre esprit » (cf. 2 Co 11, 4).
Le cadre de ces méditations quotidiennes ne permet pas d’exposer en détail toutes les anomalies des pontificats qui ont suivi celui du pape Benoît XVI. Toutefois, dans cette série sur l’Antéchrist, il est incontournable d’en mentionner au moins quelques-unes pour constater à quel point l’esprit antichrétien se manifeste déjà. Ceux qui veulent approfondir le sujet peuvent lire mes publications précédentes (https://fr.elijamission.net/blog/, en particulier la série sur les « 5 blessures de l’Église » : https://fr.elijamission.net/blog-post/les-cinq-blessures-de-leglise/) ou consulter d’autres sources qui abordent la crise de l’Église d’un œil critique.
Amoris Laetitia
Le moment décisif qui a révélé la direction que prendrait le pontificat de François, c’est l’exhortation post-synodale Amoris Laetitia, dans la fameuse note de bas de page n° 351 du huitième chapitre. Quatre cardinaux ont tenté d’engager le dialogue avec le pape pour lui faire remarquer certaines formulations de cette exhortation qui semblaient contredire la ligne suivie jusqu’alors par l’Église, et lui demander des éclaircissements à ce sujet. Malheureusement, ils n’ont pas été écoutés, et les conséquences désastreuses de ce document se sont poursuivies.
On voit actuellement se répandre cette « ouverture pastorale » qui consiste à donner la communion à des personnes vivant une seconde union intime, sans qu’on ait constaté l’invalidité de leur mariage et sans qu’on les exhorte à vivre dans l’abstinence. C’est ainsi qu’apparaît une pratique concernant la réception de la communion qui, sous le couvert de la « miséricorde », porte atteinte à la vérité objective des commandements de Dieu et s’attaque donc au droit de Dieu. Même si, en théorie, rien n’a changé, la pratique, elle, a bien évolué. On a ainsi ouvert la porte à l’erreur et multiplié les sacrilèges qui blessent l’Église.
Cela aurait déjà dû faire sonner l’alarme chez les fidèles, car ces nouvelles règles, adoptées par certaines conférences épiscopales et certains évêques, contredisent clairement la ligne de conduite antérieure de l’Église et ne constituent en aucun cas une illumination particulière du Saint-Esprit ni un développement de l’encyclique Familiaris Consortio du pape Jean-Paul II, comme on essaie de le faire croire.
La Déclaration d’Abou Dabi
En affirmant à tort que Dieu a voulu la diversité des religions, tout comme il a voulu la diversité des races et la différence entre l’homme et la femme, on met sur un pied d’égalité la foi catholique et les autres religions, qui contiennent des erreurs notables. On renverse ainsi le mandat missionnaire du Seigneur pour atteindre une paix illusoire. Or, la vraie paix ne peut exister que sur le fondement de la vérité.
La Déclaration d’Abou Dabi restreint la véritable annonce de l’Évangile, car si l’on accepte ses affirmations, il n’y a plus de raison d’annoncer Jésus comme l’unique Rédempteur. Nous sommes là face à une supercherie évidente qui porte à nouveau atteinte au droit de Dieu, qui a envoyé son Fils unique pour la rédemption des hommes (cf. Jn 3, 16).
Qui se cache derrière tout cela ? Dieu peut-il vraiment vouloir l’islam, qui nie la mort de Jésus sur la croix, autant qu’il veut la foi en son Fils ? À quel point l’esprit du croyant et le sensus fidei (le sens de la foi) se sont-ils obscurcis ?
Dans ce contexte, il faut mentionner une autre grave dérive : le 13 septembre 2024, lors d’une rencontre interreligieuse avec des jeunes à Singapour, le pape François a prononcé des paroles qui, jusqu’alors, étaient impensables de la part du chef de l’Église : toutes les religions seraient des chemins menant vers Dieu et ne constitueraient que des langages différents.
Ne suffit-il pas de cela pour se réveiller et se demander quel esprit a pris les rênes ? Qui tire les ficelles pour qu’un acte d’idolâtrie public ait lieu au Vatican ? Qui a intérêt à violer le sacrement du mariage, et par conséquent la sainte communion et la confession ? Qui est derrière tout cela quand on relativise la mission du Christ de porter l’Évangile à tous les peuples (cf. Mt 28, 19-20) ?
Est-ce que cela peut être l’œuvre du Saint-Esprit ?
Partie VIII : Mise en garde contre l’influence antichrétienne au sein de l’Église
Pour compléter les citations de plusieurs hiérarques qu’on a entendues hier sur l’époque de l’Antéchrist, on va ajouter, d’un point de vue prophétique, un passage tiré des révélations de la Vierge Marie à Don Stefano Gobbi, du Mouvement sacerdotal marial :
« La bête à deux cornes, semblable à un agneau, symbolise la franc‑maçonnerie infiltrée au sein de l’Église ; c’est‑à‑dire la franc‑maçonnerie ecclésiastique, qui s’est surtout répandue parmi les membres de la hiérarchie. Cette infiltration maçonnique au sein de l’Église t’a déjà été prédite par Moi à Fatima, quand Je t’ai annoncé que Satan s’introduirait jusqu’au sommet de l’Église.
Si le but de la franc‑maçonnerie est de conduire les âmes à la perdition en les amenant à adorer de fausses divinités, celui de la franc‑maçonnerie ecclésiastique, en revanche, est de détruire le Christ et son Église, en érigeant une nouvelle idole, c’est‑à‑dire un faux Christ et une fausse Église. » (Message du 13 juin 1989, Dongo)
« L’Église connaîtra l’heure de sa plus grande apostasie ; l’homme inique s’introduira dans son intérieur et siègera dans le Temple même de Dieu, pendant que le Petit Reste qui demeurera fidèle sera exposé aux plus grandes épreuves et persécutions. » (Message du 13 mai 1990, Fatima)
« L’apostasie sera alors généralisée, car presque tout le monde suivra le faux Christ et la fausse Église. La porte sera alors grande ouverte à l’apparition de l’Antéchrist ! » (Message du 17 juin 1989, Milan)
On pourrait citer plein d’autres messages et déclarations, comme les avertissements de la Vierge à La Salette, les descriptions détaillées de sainte Hildegarde de Bingen et d’autres témoignages fiables, comme celui d’Anne‑Catherine Emmerich. L’essentiel est toujours le même : dans les derniers temps, l’Église subira une violente attaque et se divisera de l’intérieur. L’esprit de l’Antéchrist s’infiltrera jusque dans la hiérarchie de l’Église, il y aura une grande apostasie et de nombreux chrétiens suivront l’Antéchrist. Il y aura une collaboration entre l’Antéchrist et une fausse Église.
L’avènement de l’Antéchrist a donc été clairement prédit par plusieurs sources. C’est une raison suffisante pour observer attentivement où l’on peut déjà détecter l’influence de l’esprit antichrétien dans la confusion actuelle de l’Église.
Malheureusement, je dois dire que, de mon point de vue, cet esprit est de plus en plus présent dans l’Église et qu’il exerce une forte influence sur elle. Cela fait un moment qu’il agit et sème la confusion dans la théologie, la morale, la liturgie, la mission que le Seigneur a confiée à l’Église, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux et plein d’autres domaines. Cet esprit s’efforce de mondaniser l’Église, affaiblit sa dimension transcendante, réduit l’Évangile à un message de paix purement terrestre… Le sel perd son goût ! (cf. Mt 5,13).
Cette brève analyse de la situation, qui décrit le désastre et qu’on pourrait détailler bien davantage encore, montre que l’Église est sous la forte influence d’un « autre esprit » (cf. 2 Co 11,4), qui se déguise en ange de lumière (cf. 2 Co 11,14) et présente tous ces changements comme s’ils constituaient un avancement et un progrès pour le christianisme, en l’adaptant à notre époque.
Même si bon nombre des tendances mentionnées se manifestaient déjà sous les pontificats antérieurs à celui de François, elles le faisaient dans la désobéissance. Il y a donc une différence décisive. Avec François, le chef suprême de l’Église et ceux qui collaborent avec lui dans ce même esprit sont devenus les promoteurs d’une influence antichrétienne au sein de l’Église. Dans ce contexte, il convient de rappeler les paroles du message adressé à Don Gobbi : « Cette infiltration maçonnique au sein de l’Église t’a déjà été prédite par Moi à Fatima, quand Je t’ai annoncé que Satan s’introduirait jusqu’au sommet de l’Église. »
Jetons d’abord un coup d’œil à un acte public d’idolâtrie presque inconcevable, qui a eu lieu le 4 octobre 2019 dans les jardins du Vatican et à la basilique Saint‑Pierre.
Cet « esprit étranger » a réussi ce qui semblait impensable : il a endormi la plupart des évêques, y compris celui qui occupe le ministère pétrinien, au point qu’un culte à la Pachamama a pu être célébré au Siège de l’Église universelle sans susciter de véritable cri d’indignation. Tout catholique — et surtout les hiérarques — devrait très bien savoir qu’un tel acte, non seulement offense Dieu, comme l’atteste l’Ancien Testament à d’innombrables reprises, mais qu’il laisse aussi le champ libre aux démons pour agir, tant que Dieu le permet. Les exorcistes qui ont le courage de dire la vérité vous le confirmeraient sans hésiter.
Le simple fait que cet acte ait été possible ne s’explique que par le constat que l’aveuglement ne cesse de se propager depuis un certain temps.
Cet acte idolâtre montre à quel point l’esprit luciférien a exercé son influence dans les plus hautes sphères de l’Église, allant jusqu’à commettre une offense publique contre Dieu. Les tentatives d’expliquer cet événement en parlant d’inculturation ou de relativisation ne font qu’ajouter à la confusion.
L’évêque auxiliaire Athanasius Schneider s’est clairement prononcé sur cet événement :
« À la lumière de la révélation divine, contenue dans la Parole de Dieu, la Tradition de l’Église et son Magistère, la question est très simple : fabriquer des idoles pour les adorer est un péché très grave. Se prosterner devant des idoles, c’est de l’idolâtrie. Leur offrir des dons et des sacrifices, les porter en procession, les asseoir sur un trône, les couronner et leur brûler de l’encens, c’est un culte idolâtre évident qui est extrêmement immoral. Les placer sur des autels ou dans des églises consacrées pour les adorer, c’est une véritable et authentique profanation. » (19 novembre 2019, Source : kath.net)
Dans la méditation de demain, on continuera à analyser plusieurs événements de ces dernières années qui mettent en évidence l’influence grandissante de l’esprit antichrétien dans l’Église.
Méditation sur l’Évangile du jour : https://fr.elijamission.net/suivre-limpulsion-de-la-grace/
