Conclusion de la lettre

Ph 4,4-9.11-13

Réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps ; je le répète, réjouissez-vous. Que votre modération soit connue de tous les hommes : le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute circonstance faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui est de bonne renommée, s’il est quelque vertu et s’il est quelque louange, que ce soit là l’objet de vos pensées ; ce que vous avez appris et reçu, ce que vous m’avez entendu dire et vu faire à moi-même, pratiquez-le, et le Dieu de paix sera avec vous. Read More

FIDUCIA SUPPLICANS – LA FLAGELLATION DU SEIGNEUR

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Comment se comporter envers les personnes qui vivent dans des soi-disant « relations irrégulières », ou, pour le dire plus clairement, dans des relations que l’Église a toujours considérées comme pécheresses jusqu’à présent ?

C’est avec amour et sagesse qu’il faut essayer de les aider à vivre à nouveau en accord avec la volonté de Dieu, et à surmonter, avec la grâce de Dieu, tout ce qui fait obstacle à leur union avec Dieu.

Un tel effort correspond à la vérité de l’enseignement, et donc aussi à l’amour véritable. Jésus Lui-même a agi ainsi lorsqu’il n’a pas puni la femme adultère, mais l’a exhortée à ne plus pécher à l’avenir (Jn 8, 1-11).

Sur ce chemin de conversion, il s’agit d’accompagner les personnes concernées et de leur offrir toute l’aide appropriée : le dialogue, la prière, et surtout la patience pour les soutenir dans leur cheminement vers la conversion. Il s’agit ici tout particulièrement du salut des âmes ; c’est pourquoi il faut les encourager à abandonner les chemins du péché.

Si les personnes concernées ne sont pas (encore) prêtes à reconnaître et à clarifier leur situation à la lumière de Dieu, il reste la prière intense et aussi le sacrifice caché, afin qu’elles soient touchées par le Seigneur et qu’elles suivent l’invitation de son amour, pour mettre leur vie en ordre devant lui.

La lettre du Vatican « Fiducia supplicans », datée du 18 décembre 2023, donne un autre signal qui est en contradiction avec la voie tracée par l’Écriture et la Tradition. Ici, l’union pécheresse devrait pouvoir recevoir la bénédiction de Dieu par l’intermédiaire d’un prêtre. Il n’y a donc pas d’appel nécessaire à la conversion, mais une grave tromperie.

Malgré toutes les formulations du texte qui visent à faire croire que cette « nouvelle voie pastorale » n’est pas en contradiction avec la voie suivie jusqu’à présent par l’Église, il convient d’affirmer clairement ce que le cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, met en évidence : « un prêtre catholique ne peut bénir une relation pécheresse, car cela reviendrait à une approbation de Dieu pour cette union. »

Le cardinal Müller en conclut donc qu’une telle bénédiction constitue un acte blasphématoire.

Une telle bénédiction est donc le contraire de l’amour et de la miséricorde. De tels signes ne renforcent pas la volonté nécessaire de la conversion des personnes, mais les induisent en erreur. Cela vaut tant pour elles-mêmes que pour les autres, vis-à-vis de l’extérieur. Les personnes concernées sont maintenues dans le péché et d’autres personnes sont également induites en erreur, comme si Dieu, dans sa miséricorde aimante, approuvait une telle relation.

Comment ce qui était jusqu’à présent exclu de l’Église, à savoir la bénédiction d’une union pécheresse, pourrait-elle désormais être possible ? Pour justifier cela, la déclaration souligne d’abord, conformément à l’Évangile, le caractère unique de l’alliance matrimoniale, qui doit être distinguée de toute autre union. Cela donne l’impression que tout s’inscrit dans le cadre de l’orthodoxie.

Mais ensuite, la transition vers la nouveauté s’opère : une bénédiction liturgique ne peut certes toujours pas être dispensée, mais une « bénédiction pastorale spontanée » serait possible. On passe ainsi outre la doctrine objective et l’orthopraxie qui en découle, « pour des raisons pastorales ». Ce qui n’est pas possible selon la doctrine de l’Église devient alors apparemment réalisable, si l’on modifie simplement la notion de bénédiction en lui donnant une « signification élargie » et en la présentant comme une évolution de la doctrine.

Dieu merci, cette déclaration a suscité une certaine résistance au sein de l’Église catholique, notamment en Afrique, et face à la voix commune de nombreux évêques de ce continent, on a renoncé à une mise en œuvre directe du document, par égard pour leur contexte culturel. Les exigences du document demeurent toutefois inchangées.

Parmi les contributions des évêques qui se sont exprimés, les propos clairs et sans équivoque des évêques du Kazakhstan se distinguent particulièrement. Je tiens à les citer ici :

« Le fait que le document n’autorise pas le « mariage » de couples de même sexe ne doit pas aveugler les pasteurs et les fidèles sur la grande tromperie et le mal qui résident dans l’autorisation même de bénir des couples en situation irrégulière et des couples de même sexe. Une telle bénédiction contredit directement et gravement la Révélation divine ainsi que la doctrine et la pratique ininterrompues et bimillénaires de l’Église catholique. Bénir des couples en situation irrégulière et des couples de même sexe est un grave abus du très saint nom de Dieu, puisque ce nom est invoqué sur une union objectivement pécheresse d’adultère ou d’activité homosexuelle. »1

Une clarification théologique détaillée a été apportée par l’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Müller2.

Il ressort clairement de son exposé que ce document constitue une grave tromperie.

À la suite de mon exposé sur les cinq plaies de Jésus, je qualifie délibérément cette nouvelle déclaration de « flagellation du corps du Christ ». Dans la tradition catholique, les coups de fouet que Jésus a reçus des soldats de Pilate (Mt 27, 26) sont souvent associés aux péchés contre le sixième commandement.

Or, c’est précisément de cela qu’il s’agit dans ce document répréhensible ! Ici, on veut bénir le péché, et ce faisant, on inflige de grandes souffrances au corps du Seigneur.

Comme pour les cinq plaies, il apparaît ici aussi que ce n’est pas l’Esprit du Seigneur qui est à l’œuvre, mais un esprit de tromperie.

Vivre en se concentrant sur le but

Dans la méditation d’hier, l’Apôtre a une nouvelle fois souligné que ce n’est pas la loi, qu’il a toujours observée en tant que Juif zélé, qui le sauve, mais la foi imméritée en Jésus-Christ. Dans ce qui suit, Paul le souligne encore une fois :

Ph 3,9–21

Je ne recherche pas ma propre justice, — c’est celle qui vient de la Loi, — mais celle qui naît de la foi dans le Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi ; afin de le connaître, lui et la vertu de sa résurrection, d’être admis à la communion de ses souffrances, en lui devenant conforme dans sa mort, pour parvenir, si je le puis, à la résurrection des morts. Ce n’est pas que j’aie déjà saisi le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je poursuis ma course pour tâcher de le saisir, puisque j’ai été saisi moi-même par le Christ. Pour moi, frères, je ne pense pas l’avoir saisi, mais je ne fais qu’une chose : oubliant ce qui est derrière moi, et me portant de tout moi-même vers ce qui est en avant, je cours droit au but, pour remporter le prix auquel Dieu m’a appelé d’en haut en Jésus-Christ. 

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Le don de la foi

Après le passage de l’Épître aux Philippiens sur lequel nous avons médité hier, l’apôtre Paul commence par évoquer avec beaucoup d’affection son collaborateur Timothée, qu’il considère comme un fils dans le Christ et qu’il souhaite envoyer à la communauté de Philippes. La chaleur de ces versets (Ph 2,19–22) est frappante : ils nous en révèlent beaucoup sur le cœur de l’apôtre. Il souhaite également envoyer son collaborateur Épaphrodite, qui a frôlé la mort pour l’Évangile. Mais celui‑ci s’est rétabli, pour le réconfort de tous (Ph 2,25–27). À plusieurs reprises dans la lettre, on sent à quel point Paul lui‑même aimerait venir les voir (Ph 1,27 ; 4,1). « J’espère également du Seigneur que moi-même aussi je pourrai venir bientôt.» (Ph 2,24)

Mais ensuite, Paul aborde à nouveau des points qu’il souhaite transmettre à la jeune communauté. Cette fois‑ci, il s’agit d’abord d’un avertissement.

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Le sacrifice de l’Apôtre

Ph 2, 12-18

Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours été obéissants, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ; car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. Agissez en tout sans murmures ni hésitations, afin que vous soyez sans reproche, simples, enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu de ce peuple pervers et corrompu, dans le sein duquel vous brillez comme des flambeaux dans le monde, étant en possession de la parole de vie ; et ainsi je pourrai me glorifier, au jour du Christ, de n’avoir pas couru en vain, ni travaillé en vain. Et même dût mon sang servir de libation dans le sacrifice et dans le service de votre foi, je m’en réjouis et vous en félicite. Vous aussi réjouissez-vous-en et m’en félicitez. Read More

Imiter le Christ

Ph 2,1-11

Si donc il est quelque encouragement dans le Christ, s’il est quelque consolation de charité, s’il est quelque communauté d’esprit, s’il est quelque tendresse et quelque compassion, rendez ma joie parfaite : ayez une même pensée, un même amour, une même âme, un même sentiment. Ne faites rien par esprit de rivalité ou par vaine gloire ; mais que chacun, en toute humilité, regarde les autres comme au-dessus de soi ; chacun ayant égard, non à ses propres intérêts, mais à ceux des autres. Ayez en vous les mêmes sentiments dont était animé le Christ Jésus : bien qu’il fût dans la condition de Dieu, il n’a pas retenu avidement son égalité avec Dieu ; mais il s’est anéanti lui-même, en prenant la condition d’esclave, en se rendant semblable aux hommes, et reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui ; il s’est abaissé lui-même, se faisant obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue confesse, à la gloire de Dieu le Père, que Jésus-Christ est Seigneur. Read More

Tout pour l’Évangile !

Ph 1,21-30

Le Christ est ma vie, et la mort m’est un gain. Cependant si en vivant plus longtemps dans la chair je dois tirer du fruit, je ne sais que choisir. Je suis pressé des deux côtés : j’ai le désir de partir et d’être avec le Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur ; mais il est plus nécessaire que je demeure dans la chair à cause de vous. Et je le sais, j’en ai l’assurance, je demeurerai et je resterai avec vous tous, pour l’avancement et pour la joie de votre foi, afin que, par mon retour auprès de vous, vous ayez en moi un abondant sujet de vous glorifier en Jésus-Christ. Seulement, conduisez-vous d’une manière digne de l’Évangile du Christ, afin que, soit que je vienne et que je vous voie, soit que je demeure absent, j’entende dire de vous que vous tenez ferme dans un seul et même esprit, combattant d’un même cœur pour la foi de l’Évangile, sans vous laisser aucunement intimider par les adversaires : c’est là pour eux un signe de ruine, mais pour vous, de salut, et par la volonté de Dieu. Car c’est une grâce qu’il vous a faite, à vous, à l’égard du Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, en soutenant le même combat que vous m’avez vu soutenir, et que, vous le savez, je soutiens encore aujourd’hui. Read More