EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « Le roi sera couronné à Reims » (6e partie)  

Une fois la ville d’Orléans libérée du siège, Jeanne était impatiente d’accomplir sa prochaine prophétie : conduire le roi à Reims pour son couronnement. Ses voix lui avaient fait comprendre qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps pour mener à bien sa mission et qu’il fallait saisir l’occasion. Les Anglais étaient affaiblis, tandis que les soldats français étaient encouragés.

Le comte de Dunois rapporte :

Après la libération d’Orléans, nous nous rendîmes ensemble — la Pucelle, moi-même et d’autres — auprès du roi, qui se trouvait au château de Loches, afin de lui demander de nouvelles troupes pour reconquérir les forteresses et les villes de la Loire, en particulier Meung, Beaugency et Jargeau, afin qu’il puisse à l’avenir opérer en toute sécurité et sans entrave jusqu’à Reims pour son couronnement. Jeanne pressait le roi avec insistance et sans relâche de se dépêcher et le mettait en garde contre toute hésitation. À partir de ce moment, le roi agit avec toute la hâte imaginable et envoya le duc d’Alençon, d’autres chefs de guerre et moi-même — en compagnie de Jeanne — pour prendre ces villes et ces châteaux. Et en effet, ils furent ramenés sous la domination du roi — grâce à l’aide de Jeanne, je pense.

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EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « Jeanne accomplit sa prophétie : Orléans est libérée » (5e partie)

Dès lors, le cours de cette guerre s’inversa en faveur de la couronne française. L’essentiel était accompli : le dauphin Charles VII avait reçu Jeanne et s’était laissé convaincre qu’elle était envoyée par Dieu, et les autorités ecclésiastiques avaient elles aussi donné leur accord. Ainsi Dieu pouvait mener à bien son plan.

L’arrivée de Jeanne à Orléans était non seulement attendue par la population assiégée, mais elle renforça surtout les soldats du roi. La présence de la Pucelle, avec sa confiance inébranlable, fit renaître des forces nouvelles dans l’armée française et la tira de son désespoir.

Jeanne elle-même ne portait aucune arme et ne tua personne ! Mais son courage et sa détermination – rester à la tête de l’armée même dans des situations apparemment désespérées – relevaient sans cesse le moral des soldats. Cela se produisait même lorsque l’entreprise militaire semblait d’abord vouée à l’échec, mais se terminait finalement par une victoire.

Au lieu d’une arme, la Pucelle fit confectionner une bannière, comme le rapporta son confesseur Jean Pasquerel, qui l’accompagna à sa demande jusqu’à sa capture ultérieure à Compiègne. Il raconte :

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EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « Charles VII écoute Jeanne » (4e partie)  

C’est avec conviction et courage que Jeanne entreprend le pénible voyage de onze jours vers Chinon. Elle se sait mandatée par Dieu et ne craint donc pas d’être arrêtée. Elle ne cesse d’encourager ses compagnons. Deux d’entre eux témoigneront plus tard de cette chevauchée lors de l’interrogatoire mené dans le cadre du procès en canonisation de la sainte.

Le chevalier Bertrand de Poulengy :

Ce fut une chevauchée passionnante, et Jeanne nous encourageait à ne pas avoir peur, car le noble Dauphin nous accueillerait avec bienveillance une fois arrivés à Chinon ! Et je vous assure que j’étais tout enflammé par Ses paroles, car elle me semblait vraiment envoyée par Dieu ; je n’ai jamais pu voir en elle le moindre mal. Elle était aussi bonne qu’une sainte… C’est ainsi que nous arrivâmes sans encombre à Chinon, où se trouvait le roi, alors encore dauphin (héritier du trône) ; c’est là que nous présentâmes la Pucelle aux nobles et aux partisans du roi.

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EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « La mission prend forme ! » (3e partie)

Jeanne garda ce secret entre Dieu et elle, enfoui en elle pendant les années qui suivirent, alors qu’elle grandissait. Elle n’en parla à personne, ni au curé de la paroisse, ni à ses parents, ni à ses amis. Sous la conduite de ses saints, toute sa vie s’orienta vers cet objectif et, peu à peu, ses saints lui révélèrent de plus en plus les détails de sa mission.

La jeune Jeanne était consciente de la situation difficile de la France en temps de guerre, car la guerre de Cent Ans entre l’Angleterre et la France n’épargnait pas son village. Les divisions politiques du pays, les différentes factions belligérantes, les bandes errantes et pillardes constituaient une menace constante, et il n’y avait aucune perspective de paix. Il est certain que cette situation funeste était le sujet de conversation quotidien et angoissant de tous les habitants de Domrémy et des environs.

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EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC: « Le cœur de la sainte » (2e partie)

Jeanne est née le 6 janvier 1412 à Domrémy, en France, quatrième enfant de Jacques d’Arc et de son épouse Isabelle. Elle grandit dans un milieu paysan modeste, ne savait ni lire ni écrire, apprit à filer et à coudre, et s’occupait parfois des tâches ménagères. Ses parents étaient considérés comme des chrétiens vertueux. C’est sa mère qui lui enseigna la foi.

En 1456, lors du procès en réhabilitation de Jeanne (le roi Charles VII avait ordonné de faire la lumière sur le procès ecclésiastique intenté contre elle), lorsqu’on interrogea des témoins du village de Domrémy au sujet de Jeanne, ceux-ci rendirent un témoignage unanime en sa faveur. Elle était considérée comme une jeune fille pieuse, qui aimait aller à l’église et aider les gens. Que le témoignage du paysan Simonin Musnier, daté du 30 janvier 1456, représente de nombreux témoignages similaires :

« J’ai grandi avec Jeanne, que l’on appelait la Vierge. J’habitais près de la maison de son père. En vérité, je sais combien elle était bonne, simple et pieuse ! Elle vénérait Dieu et Ses saints. Elle se rendait souvent et volontiers à l’église et dans les lieux consacrés, réconfortait les malades et faisait l’aumône aux pauvres : j’en ai moi-même fait l’expérience : quand j’étais petit, je n’allais pas bien, et Jeanne est venue me réconforter… »

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EN L’HONNEUR DE SAINTE JEANNE D’ARC (1re partie) : « Le cœur de la sainte »  

C’était le 30 mai 1431 à Rouen, en France, au lendemain de la fête de la Sainte Trinité.

Le matin, une foule nombreuse s’était rassemblée sur l’ancienne place du marché, près de l’église Notre-Dame-du-Rédempteur. Outre la foule qui s’était rassemblée là, le clergé et de nombreux soldats étaient présents. Cependant, il ne s’agissait pas de soldats français, mais d’Anglais, car Rouen était encore l’une des villes sous domination anglaise pendant la guerre de Cent Ans entre la France et l’Angleterre.

Un échafaud avait été dressé, et une jeune femme de dix-neuf ans s’y tenait debout. C’est pour cette femme que les gens s’étaient rassemblés, seigneurs ecclésiastiques et laïques.

Cette jeune femme sur laquelle tous les regards étaient tournés.

Qui était-elle ? Pourquoi se tenait-elle là ?

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Méditations sur le Saint-Esprit (14/14): « La Patience »  

Bien-aimé Saint-Esprit, avec la méditation d’aujourd’hui nous concluons cette préparation à la grande fête de ta descente. Que tous tes fruits croissent et mûrissent en nous, afin que nous puissions glorifier Celui de qui tout procède et te rendre témoignage dans le monde !

Il faut pour cela de la patience, car ces fruits mûrissent petit à petit, jour après jour. Il faut surtout de la patience dans les relations avec les autres, savoir attendre qu’ils soient capables d’accepter ce que Dieu a préparé pour eux.

Quelle patience de la part de Dieu ! Il ne se lasse pas d’essayer encore et encore de nous atteindre, nous et l’humanité entière, qui est souvent si égarée !

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