Comme nous l’avons vu hier, le bien suprême qui nous attend au ciel est la vision de Dieu, qui nous rendra infiniment heureux. Certains Pères de l’Église ont tenté de nous rendre cet insaisissable bien quelque peu accessible. C’est pourquoi je voudrais ajouter ici, pour notre joie, l’une de ces voix. Saint Augustin, maître des mots, écrit dans La Cité de Dieu :[1]
« Qu’elle sera heureuse cette vie où tout mal aura disparu, où aucun bien ne sera caché, où l’on n’aura qu’à chanter les louanges de Dieu, qui sera tout en tous ! car que faire autre chose en un séjour où ne se peuvent rencontrer ni la paresse, ni l’indigence ? (…) Toutes les parties de notre corps, maintenant destinées à certains usages nécessaires à la vie, n’auront point d’autre emploi que de concourir aux louanges de Dieu. Toute cette harmonie du corps humain dont j’ai parlé et qui nous est maintenant cachée, se découvrant alors à nos yeux avec une infinité d’autres choses admirables, nous transportera d’une sainte ardeur pour louer hautement le grand Ouvrier. » (Livre 22, chapitre 30)
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