Nous avons, dans la réflexion d’hier, porté notre regard sur l’Église, sur la manière dont elle a pu – malgré toutes les résistances – se répandre, et nous avons entendu la louange de saint Irénée, qui célébrait l’unité de la doctrine dans l’Église et soulignait que la lumière de Dieu lui avait été confiée, afin qu’elle éclaire désormais les peuples. Le passage cité de son écrit se terminait par ces belles paroles : « Partout l’Église prêche la vérité ; elle est le chandelier à sept branches qui porte la lumière du Christ. »
À la fin du texte, le regard s’est de nouveau porté sur les Juifs. J’ai exprimé l’espoir qu’ils reconnaissent encore le Messie – et il faut ajouter : après d’innombrables souffrances au cours de leur histoire. Ce serait une bénédiction pour tous ! C’est ainsi que j’ai conclu la méditation d’hier. Par cette déclaration, je me réfère à une parole de l’Apôtre des nations, Paul, que nous devrions sans cesse garder en mémoire.
« Je dis la vérité dans le Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par l’Esprit-Saint : j’éprouve une grande tristesse et j’ai au cœur une douleur incessante. Car je souhaiterais d’être moi-même anathème, loin du Christ, pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la Loi, et le culte, et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu le Christ selon la chair, lequel est au-dessus de toutes choses, Dieu, béni éternellement. Amen ! » (Rm 9,1‑5)
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