Le Seigneur est capable de réveiller les siens et de les conduire à une grande sainteté. Cela ne signifie pas toujours entrer au monastère ou le servir dans un ermitage. Cela peut même se produire à la cour impériale, où règnent souvent le faste et l’opulence. Pourtant, on trouve sans cesse des exemples remarquables de personnes qui, malgré tout le luxe qui les entoure et toutes les tentations que le pouvoir peut exercer sur l’homme, deviennent un modèle éclatant pour beaucoup, échappent à l’attrait d’une vie de cour souvent vaine et creuse, et se mettent au contraire humblement au service du Seigneur.
L’impératrice Pulchérie d’Orient fut l’une de ces personnalités exceptionnelles, que saint Cyrille, évêque, qualifiait, selon les récits, de « l’épouse la plus chaste du Christ, la parure du monde, l’ornement de l’Église » ; et que les Pères du concile de Chalcédoine qualifiaient de « gardienne de la foi, fondatrice de la paix, combattante des hérétiques, nouvelle Hélène ».
