Souvenirs du Paradis

Sg 8, 1-6

Lecture correspondant à la mémoire de sainte Hildegarde de Bingen.

« Elle déploie sa vigueur d’un bout du monde à l’autre, elle gouverne l’univers avec bonté. C’est elle que j’ai aimée et recherchée depuis ma jeunesse, j’ai cherché à la prendre pour épouse, je suis devenu l’amant de sa beauté. Elle manifeste la gloire de sa propre naissance puisqu’elle partage la vie de Dieu, et que le maître de l’univers lui a donné son amour. Elle est initiée aux mystères de la science de Dieu, c’est elle qui décide de ses œuvres. Si la richesse est un bien désirable en cette vie, qu’y a-t-il de plus riche que la Sagesse, elle qui met en œuvre toutes choses ? Si l’intelligence humaine peut accomplir une œuvre, qui, plus que la Sagesse, est l’artisan de l’univers ? »

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« RÉALISER LES ŒUVRES DE DIEU »

« Tu dois attendre encore un peu et continuer à réaliser tes œuvres. Je suis ta récompense ! » (Parole intérieure)

Notre vie sur Terre est brève et, en profiter, tant durant le temps présent comme dans l’éternité, c’est la plus grande des sagesses. Au fond, beaucoup de personnes aspirent à découvrir et réaliser leur mission dans ce monde. Si elles n’ont pas encore eu une rencontre avec Dieu, l’accomplissement de leurs devoirs d’état les aidera à évoluer de manière productive dans l’ordre naturel. Toutefois, la perspective change lorsque nous connaissons Dieu. Alors, nous comprenons que l’ordre naturel procède aussi de Dieu et, que nous pouvons le remercier et l’honorer, en remplissant soigneusement nos obligations sur ce plan.

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Le chemin par excellence

1Cor 12,31-13,13

Recherchez donc avec ardeur les dons les plus grands. Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence. J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.

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Les sept douleurs de Marie

La commémoration que nous célébrons aujourd’hui remonte à la fête des « Sept Douleurs de Marie », introduite par le pape Benoît XIII en 1721.

Dans le christianisme oriental, la Mère douloureuse est vénérée depuis les premiers siècles. Le grand poète Ephrem le Syrien (+373) chante déjà la Vierge sous la Croix, et un grand nombre d’auteurs de l’antiquité chrétienne dépeignent les Douleurs de Marie. Ces textes sont entrés dans la liturgie orientale. Ainsi, dès le VIe siècle, la représentation de Marie sous la croix est courante.

En Occident, en revanche, la dévotion à Notre-Dame des Douleurs n’a commencé à se répandre qu’au XIIe siècle. L’ordre des Serviteurs de Marie (Servites), fondé en 1233, a fait connaître la vénération de la « Mater Dolorosa » à une grande partie de la population chrétienne. C’est à cette époque qu’est né le célèbre hymne à la Mère douloureuse, le « Stabat Mater ». La vénération de Notre-Dame des Douleurs est profondément ancrée dans le cœur des gens depuis le Moyen Âge. Des lieux de pèlerinage avec l’image de Jésus placé sur les genoux de sa Mère douloureuse après sa descente de la Croix ont également été créés.

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« DIEU S’APPROCHE TOUT PRÈS DE NOUS »  

« Si vous êtes prêts à me recevoir, je m’approcherai tout près de vous. » (Message de Dieu le Père à Sœur Eugénie Ravasio)

C’est une promesse de notre Père céleste dont l’accomplissement dépend de nous. Nous savons bien ce qu’il veut dire. Nous devons lui ouvrir les portes de notre cœur et lui offrir un foyer, de sorte que notre Père céleste puisse demeurer à l’intérieur à tout moment. Une fois qu’il aura établi sa tente dans notre cœur -du moment que nous ne nous éloignons pas de Lui mais que nous cultivons cette sainte relation d’amour- le Seigneur viendra tout près de nous.

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« L’ENGAGEMENT QU’IMPLIQUE LA FOI » 

« Quiconque reçoit la foi a aussi le devoir de partager. La lumière du Seigneur, qui brille dans nos ténèbres, est une lumière pour le monde. Nous la devons à nos semblables ». (Pape Jean-Paul II)

C’est ainsi que le Pape Jean-Paul II nous nous exhorte, en appelant à annoncer l’Évangile à tous les hommes. Il répondait par là à sa mission de Pape.

Notre Père céleste n’a pas de plus grand désir que celui-ci. C’est pour cela qu’il a envoyé son propre Fils dans le monde.

Si nous voulons aimer véritablement et nous engager dans l’aventure d’un amour désintéressé -comme nous l’avons évoqué lors de la méditation d’hier-, nous devons toujours garder à l’esprit qu’il n’y a pas de plus grande preuve d’amour que d’apporter l’Évangile aux hommes. Si nous ne désirons plus que tous les hommes rencontrent le Fils de Dieu et le suivent, c’est le signe qu’une partie de cette flamme s’est éteinte -cette flamme qui a brûlée pendant tant de siècles- poussant les missionnaires jusqu’aux extrémités de la Terre pour annoncer l’amour de notre Père.

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La Croix: signe de salut

Phil 2,6-11

Le Christ, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père. Read More