« Fais attention à ne pas te laisser emporter par la curiosité » (parole intérieure).
Cette exhortation fait partie de la formation spirituelle de ceux qui suivent le Seigneur, et il serait judicieux de l’accepter et de la mettre en pratique.
Justement en ce qui concerne la curiosité, on oublie facilement à quel point elle peut être néfaste. Elle se distingue d’un intérêt légitime en ce qu’elle éveille une certaine convoitise, un besoin de savoir ceci ou cela. Or, la convoitise promet toujours une plénitude et une satisfaction illusoires, maintenant l’âme dans un état d’alerte malsain. Cet état ne doit pas être confondu avec l’ouverture vigilante à la guidance de Notre Père céleste, ni avec l’attention que l’âme porte à Son écoute.
Même si la curiosité peut porter sur des choses secondaires qui n’ont pas un grand impact négatif en elles-mêmes, elle reste un désordre spirituel qui finit par affaiblir l’âme. On peut la percevoir en soi lorsqu’elle provoque une certaine agitation, voire une euphorie, qui peut déséquilibrer notre âme.
La phrase du jour nous met en garde contre la « curiosité active », qui ne doit jamais guider nos actions. Il faut la freiner et ne pas la laisser prendre les rênes de notre vie. La « curiosité passive », c’est‑à‑dire celle qui ne s’est pas encore manifestée à l’extérieur, est plus facile à gérer, tandis que la curiosité active engendre des faits et peut donc devenir dangereuse. Il suffit de penser au nombre de malheurs qui sont arrivés à beaucoup de gens à cause de la curiosité et à tout ce dans quoi ils se sont fourrés.
Nous devons adopter peu à peu une attitude d’attente en Dieu. Si quelque chose d’important doit nous être révélé, Dieu s’en chargera. Dans le dialogue avec Lui, on peut vérifier sans cesse si ce que la curiosité nous pousse à faire est vraiment bon pour notre âme. Notre Père nous le fera ressentir, et avec le temps, nous reconnaîtrons cette envie comme une source d’inquiétude et nous y ferons face. La patience et l’art d’attendre seront de bons remèdes.
