« TIENS FERME CE QUE TU AS »  

« Voici que je viens bientôt : tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne ravisse ta couronne. » (Ap 3,11)

Hier, nous avons réfléchi à la fermeté nécessaire sur le chemin de la suite du Seigneur. Aujourd’hui, le Seigneur nous rappelle qu’Il viendra bientôt. Nous sommes appelés à suivre le Seigneur en gardant à l’esprit Son retour, quelle que soit l’heure exacte à laquelle Il se produira.

C’est pour bientôt, et notre temps est compté.

La sagesse veut que nous gardions toujours cela à l’esprit, afin de ne pas nous endormir et de ne pas perdre ce que Dieu nous a confié. Cela pourrait arriver si nous n’utilisions pas les talents qui nous ont été donnés pour le Royaume de Dieu.

Dans un passage de l’Épître aux Philippiens, Paul nous dit quel est le grand don que nous devons conserver, en quoi consiste la couronne mentionnée :

« Me portant de tout moi-même vers ce qui est en avant, je cours droit au but, pour remporter le prix auquel Dieu m’a appelé d’en haut en Jésus-Christ. » (Ph 3,13-14)

Notre vocation céleste, c’est donc ce don incommensurable de notre Père céleste ! C’est le don d’appartenir à l’Église catholique. C’est le don d’avoir rencontré le Sauveur de l’humanité et de L’avoir reconnu. C’est ce qui nous anime, c’est ce que nous sommes.

Et il faut s’y accrocher et ne pas le livrer à l’esprit du temps. Il faut le défendre afin que le prix de la victoire ne soit pas perdu. Que serions-nous sans la foi ?

Les nations aussi peuvent manquer leur vocation. Si nous pensons par exemple à l’Europe, nous constatons que la plupart des États, à qui tant a été confié, ont déjà largement perdu leur identité chrétienne. Alors qu’autrefois des missionnaires venaient d’Europe vers tous les peuples pour apporter l’Évangile, ils propagent aujourd’hui souvent une culture impie de la mort.

Gardons fermement dans le Seigneur ce que le Père céleste nous a confié – même si nous ne sommes qu’un petit troupeau.