« VIVRE POUR LA JOIE DE DIEU (II) »  

« Il ne tient pas compte de la force des chevaux, il ne prend pas en considération la puissance des hommes : le Seigneur prend soin de ses fidèles, qui se confient en sa miséricorde. » (Ps 146, 10-11)

Ce ne sont pas les capacités naturelles de l’homme qui réjouissent notre Père, même si elles sont admirées, voire idéalisées, dans le monde. Elles ne sont que des outils et leur véritable valeur dépend uniquement de l’usage qui en est fait. À quoi sert une grande intelligence aux yeux du Seigneur si elle n’est pas utilisée pour le bien ? Bien souvent, l’homme est tenté de tirer sa valeur de choses qui ne sont que des ajouts à sa vie et qui ne constituent pas l’essentiel. Cette tentation peut même se manifester dans le milieu ecclésiastique, au point que l’on adopte des critères mondains au lieu de se référer aux critères divins que les Saintes Écritures nous transmettent clairement. La citation d’aujourd’hui en est un bon exemple.

Notre Père se réjouit d’un cœur simple et humble qui le cherche, qui lui fait confiance et qui désire le servir. Pour cela, nul besoin de grands talents extérieurs. Si Dieu nous a comblés de nombreux biens et dons naturels, ceux-ci ne doivent pas pour autant nuire à la simplicité de notre cœur. Si nous les considérons avec réalisme à la lumière du Seigneur, nous constaterons qu’ils proviennent tous de Lui, même si nous avons contribué à leur épanouissement, capacité que Dieu nous a également donnée. Notre tâche consiste simplement à les mettre au service de Dieu et de notre prochain.

Notre essence reste cette orientation intérieure vers l’amour de notre Père. C’est grâce à Lui que nous vivons. En le percevant jour après jour avec gratitude et l’honorant, nous pouvons être une source de joie pour Lui.