Jeanne avait résisté aux terribles épreuves des interrogatoires, aux attouchements humiliants des gardes anglais, aux conditions de détention difficiles, ainsi qu’aux tentatives des juges de la condamner pour hérésie. Même la menace de la torture ne l’avait pas fait fléchir. Soutenue par ses saints, elle resta inébranlable et dit à ceux qui la menaçaient de torture : « En vérité, même si vous me brisiez les membres et sépariez mon âme de mon corps, je ne pourrais vous dire autre chose. Et si vous me forciez à parler, je dirais toujours que c’est par la violence que vous m’avez fait parler. »
Alors qu’on la pressait de plus en plus, qu’elle entendait toutes les accusations portées contre elle et qu’on lui demandait sans cesse de se soumettre au jugement de l’Église, elle invoqua Dieu en toutes choses et dit qu’on devait la conduire devant le pape.
Jeanne témoigna : « J’ai demandé conseil à mes voix pour savoir si je devais me soumettre à l’Église, car les ecclésiastiques me pressaient vivement – et elles m’ont répondu que si je voulais que Notre Seigneur m’aide, je devais me confier à Lui en tout. »
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